Nick Taylor flotte toujours sur un nuage depuis sa victoire historique à l’Omnium canadien
Il avait mis fin à la malédiction canadienne de 69 ans au championnat national


François-David Rouleau
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HAMILTON | Une année s’est écoulée depuis le véritable coup d’éclat du Canadien Nick Taylor sur le vert du 18e au club de golf Oakdale en prolongation. Quel amateur de golf ne se souvient pas du long roulé de 72 pieds bon pour l’aigle, la victoire, la fin d’une longue disette canadienne de 69 ans et ce fameux plaqué d’un agent de sécurité à l’endroit d’Adam Hadwin dans les festivités?
«Je l’ai dit récemment, c’est probablement l’un des moments les plus plaisants des dernières années quand les gens m’approchent et me racontent en détail comment ils ont vécu ce moment. J’ai vu toutes les émotions qui y sont rattachées, a relaté Taylor, tout sourire, à 24 heures de la défense de son titre à l’Omnium canadien disputé dès jeudi matin au Hamilton Golf and Country Club.
«C’est difficile de mettre tous ces témoignages et mes sentiments dans des mots, mais je l’apprécie au plus haut point, car c’est tellement plaisant», a-t-il ajouté.

Chaos
Évidemment, pas une semaine n’est passée sans que le golfeur de 36 ans comptant quatre titres professionnels en carrière ne revoie les scènes menant à sa retentissante victoire et les célébrations qui ont suivi.
«Je me souviens du chaos, du roulé tombant dans la coupe et Dave [Markle, son cadet] qui se jette sur moi. Le reste est flou, a-t-il décrit.

«C’est drôle, parce qu’à chaque fois qu’on regarde les reprises à la télévision, ma femme et moi voyons de nouvelles réactions dans la foule. J’ai vu tellement d’angles différents.»
Souvenirs
De retour à son championnat national avec une victoire de plus en poche alors qu’il a remporté l’Omnium de Phoenix en février dernier, Taylor a rapidement constaté que les moments croqués sur le vif il y a un an sont épinglés un peu partout au Hamilton G&CC. Une énorme murale à l’entrée lui fait revivre son étreinte avec son cadet. Et le logo du tournoi a repris le lancer de son fer droit après son coup roulé gagnant.
«Cette dernière année fut incroyable. Je n’y crois toujours pas que cela fait déjà un an», a-t-il lâché alors qu’il est prêt pour ce nouveau défi.

Un défi tant sur le parcours qu’à l’extérieur des cordes puisque le champion en titre est fortement sollicité.
Avec sa couronne vient également une pression additionnelle, d’autant plus qu’il est membre de l’unifolié.
«On essaie souvent désespérément de bien jouer et on apprend avec le temps qu’il faut délaisser les attentes. Il faut faire de son mieux. Si tu essaies trop, ça ne fonctionne pas. La preuve, je l’ai fait l’an dernier en ouvrant avec une ronde de 75, s’est-il rappelé. J’avais trop essayé, trop dur. J’avais levé le pied et réussi à remonter. C’est ce qui avait rendu ce retour de l’arrière encore plus spécial.»
Aux côtés du champion de l’édition 2019, Rory McIlroy, lors des deux premières rondes, Taylor aura à se mettre en marche hâtivement pour éviter de jouer en mode rattrapage durant quatre jours.
À travers plusieurs gros canons du circuit de la PGA présents à Hamilton, un certain Tommy Fleetwood tentera certainement de venger sa dure défaite essuyée en prolongation il y a un an.
