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Nick Suzuki produit moins depuis qu'il joue en désavantage numérique: le Canadien peut-il vraiment se permettre ça?

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Dany Dubé

Dany Dubé

2026-01-16T20:30:00Z

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Nick Suzuki n’a qu’un but à cinq contre cinq depuis le début de l’année 2026, et, pour moi, il y a une raison claire et évidente qui explique cette baisse de régime du capitaine : il a recommencé à être utilisé sur une base régulière en infériorité numérique.

Soyons clairs ici : si le no. 14 produit moins à forces égales, ce n’est pas en raison d’un manque d’effort. L’an dernier, Suzuki a connu sa meilleure saison offensive, particulièrement de points à forces égales, en carrière dans la LNH et le tout a coïncidé avec le fait qu’on a retiré le désavantage numérique de ses responsabilités.

Depuis le début du mois de janvier, Suzuki a passé tout près de 15 minutes sur la patinoire en infériorité numérique, en huit parties. On parle donc ici d’un peu moins de deux minutes par rencontre.

Du bon boulot

D’ailleurs, son dernier but à cinq contre cinq remonte au 1er janvier contre les Hurricanes de la Caroline. Coïncidence ou pas, il n’avait pas été utilisé avec un homme en moins lors de cette rencontre.

Martin St-Louis et toute l’organisation du CH sont des gens intelligents. Ils ne prennent pas de décision sans avoir évalué toutes les options. Présentement, force est d’admettre que l’équipe n’a probablement pas confiance en Oliver Kapanen dans ces situations, surtout au cercle des mises au jeu.

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Et il faut aussi admettre que Suzuki et Phillip Danault effectue tout un travail, ensemble. Avant le match de jeudi soir, le CH présentait un pourcentage d’efficacité de plus de 86% depuis l’acquisition de Danault.

Mais, à quel prix?

Je me pose toutefois une question : le CH peut-il réellement se permettre de se priver d’une partie de la production offensive de son capitaine au profit de son jeu en désavantage numérique?

Présentement, le Canadien défie les probabilités. Depuis le 1er janvier, le CH présente une fiche combinée de 4-3-1. Si on ne prenait que les buts inscrits à cinq contre cinq lors de cette période, la fiche de l’équipe serait de 3-5.

L’équipe ne pourra maintenir ce rythme. Martin St-Louis a parlé la semaine dernière de l’importance de remporter ses bagarres à un contre un et de jouer à l’intérieur afin d’avoir du succès à cinq contre cinq.

Et ça m’a fait penser au livre de l’ancien entraineur de la NBA Pat Riley, «The Winner Within», que j’avais lu avec grand intérêt. Dans son ouvrage, il parlait de sa philosophie qui était de s’assurer que chaque joueur comprenne l’importance de remporter ses bagarres à un contre un. Il disait que la victoire commence par ça.

Je ne pourrais être plus d’accord et, visiblement, Martin St-Louis non plus.

Par contre, gagner ses bagarres et jouer à l’intérieur, ça demande de l’énergie.

Et, vous savez ce qui particulièrement énergivore? Jouer en désavantage numérique!

Vivement le retour d’Evans

Dans un monde idéal, l’infériorité numérique d’une équipe devrait être réservée aux joueurs de troisième et quatrième trio, le tout dans le but de préserver les forces de tes meilleurs éléments offensifs pour, justement, qu’ils produisent offensivement.

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À ce titre, je pense que tout le monde à l’interne chez le Canadien attend avec impatience le retour au jeu de Jake Evans. Et ça devrait arriver rapidement, puisqu’il a recommencé à s'entrainer avec ses coéquipiers à Ottawa, vendredi.

- Propos recueillis par Kevin Dubé

Ça marche!

Photo Martin Chevalier
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La fin du ménage à trois devant le filet. Je continue de croire que Jakub Dobes a du travail à faire pour stabiliser son jeu mais personne ne peut lui enlever le fait que c’est un compétiteur. Il a gagné son pari.

Ça ne marche pas...

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Le travail des centres droitiers au cercle des mises au jeu. Nick Suzuki et Oliver Kapanen ont des taux de réussite en bas de 50%. Quand je disais qu’on a hâte au retour de Jake Evans.

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