Nick Suzuki peut rêver à une première en 40 ans qui a été réalisée par Mats Naslund la dernière fois
Il est le huitième pointeur de la LNH

Dave Lévesque
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On parle du rythme de Cole Caufield qui lui permet de rêver à une saison de 50 buts, mais Nick Suzuki peut aussi penser à un autre plateau important.
Suzuki a 85 points en 69 rencontres, ce qui lui donne un rythme de production de 1,23 point par match. S’il maintient la cadence et qu’il joue les 13 rencontres restantes à la saison régulière, il terminerait la saison avec 101 points. Il deviendrait le premier joueur du Canadien à atteindre la marque des 100 points en une saison depuis Mats Naslund, qui avait récolté 110 points en 1985-1986.
« C’est évidemment une marque importante dans une saison, mais je ne me préoccupe pas de savoir si je l’atteins ou pas », a confié Suzuki avec pragmatisme lundi.
Il a également admis qu’il ne regardait pas très attentivement ce que la compétition faisait autour de lui à une exception près.
« Je regarde surtout [Nikita] Kucherov pour voir ce qu’il fait. »
L’attaquant du Lightning est actuellement le meilleur marqueur de la LNH avec 119 points devant Connor McDavid (116 pts) et Nathan MacKinnon (114 pts). Suzuki pointe au 8e rang, mais il est troisième parmi les joueurs de l’Association Est derrière Kucherov et David Pastrnak (86 pts) des Bruins.
Progression constante
Ce qui est surtout intéressant dans le cas de Suzuki, c’est qu’outre ses deux premières saisons lors desquelles il a amassé 41 points, il a connu une progression constante d’année en année. Et même là, il aurait eu une meilleure récolte à sa deuxième année si la saison n’avait pas été limitée à 56 rencontres en raison de la pandémie.
« J’ai mûri comme joueur et l’équipe a progressé, précise le principal intéressé. La structure offensive de l’équipe m’aide certainement, mais il va y avoir des années où je n’obtiendrai pas autant de points, ça va arriver. Je crois que j’en ai appris beaucoup sur la ligue, je sais ce que je dois faire soir après soir. »
Quand un collègue souligne à Martin St-Louis qu’il est rare de voir ce rythme de croissance soutenu dans la LNH, il émet des réserves.
« Je ne suis pas sûr que c’est rare chez les meilleurs joueurs. Ce n’est pas parce que tu vas chercher 95 points une saison et 89 l’année suivante que c’est une baisse. Ces joueurs progressent et restent dans leur fenêtre de progression pendant longtemps. »
L’entraîneur-chef ne se fait toutefois pas prier pour expliquer ce qui fait en sorte que son capitaine continue de progresser à 26 ans, alors qu’il entre dans les meilleures années de sa carrière.
« Ce qu’on aime de Suzy, c’est sa progression et ce ne sont pas nécessairement les chiffres. On voit son comportement sur 200 pieds et ce qu’il amène sur la glace.
« Ce n’est pas juste un joueur à un contre un et il comprend que le jeu ne se fait pas à un contre un. Le jeu collectif s’améliore autour de lui et les joueurs autour de lui s’améliorent, ça aide toujours la production. »