Nick Suzuki est maintenant membre d'un groupe sélect dans l'histoire du Canadien: un moment spécial pour le capitaine

Jonathan Bernier
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ELMONT, New York | Les équipes qui peuvent se vanter de miser sur un marqueur de 50 buts, sur un autre de 100 points et sur un défenseur qui atteint le plateau des 70 points, ça ne court pas les rues.
Avec les 101 points de Nick Suzuki, qui s’ajoutent aux 51 buts de Cole Caufield et aux 78 points de Lane Hutson, c’est ce que le Canadien compte en ses rangs depuis hier soir.
« C’est vraiment spécial, surtout au sein de cette organisation. Je suis fier de faire partie de ce groupe avec les joueurs qui m’ont précédé », a indiqué Suzuki.
Le capitaine aura mis sept saisons à atteindre ce mythique plateau.

Sept saisons au cours desquelles il a, chaque fois, amélioré sa récolte de points et pendant lesquelles, à un certain moment, il a fini par croire en la possibilité de connaître une saison de 100 points à un certain moment de sa carrière.
« Avec le talent qui est de plus en plus présent dans cette équipe, et la chimie qu’on a bâtie, j’ai vu le potentiel de cette réalisation, a-t-il déclaré. Merci à plusieurs gars sur l’équipe de travailler aussi fort. »
L’idole du coach
Suzuki a ainsi rejoint Guy Lafleur, Steve Shutt, Peter Mahovlich et Mats Naslund dans le très restreint club des centenaires du Tricolore.
« Ça ne me rajeunit pas, a d’ailleurs lancé Martin St-Louis lorsqu’on lui a rappelé que son capitaine était le premier depuis Naslund, son idole d’enfance, à atteindre ce chiffre chez le Canadien.
« Quand tes joueurs se rapprochent de ces plateaux, tu souhaites qu’ils les atteignent. ‘‘Suzy’’ a connu une excellente progression à chaque saison. Je suis content qu’il soit allé chercher les 100 points », a poursuivi l’entraîneur-chef du Canadien.
Pas qu’une question de talent
À n’en point douter, ce genre de statistiques qu’on n’avait pas vues à Montréal----- depuis une quarantaine d’années démontrent l’étendue du talent qu’on retrouve chez le Tricolore.
Toutefois, il y a plus, a soutenu l’entraîneur.
« Le talent, c’est important, mais jouer ensemble, ça l’est encore plus. Notre jeu collectif, c’est ce qui nous aide à aller chercher du succès individuel », a-t-il indiqué.
Le jeu collectif est une chose, mais Suzuki soutient qu’il y a un élément important à ne pas sous-estimer.
« Ça vient avec beaucoup de travail dans l’ombre, beaucoup de dévouement pendant l’été et la saison. On est un groupe affamé. Ce qui est fantastique, c’est qu’on peut encore s’améliorer », a lancé le numéro 14.
Cette affirmation frappe encore plus quand on pense que Hutson n’a que 22 ans et qu’il dispute seulement sa deuxième campagne dans la LNH.
« C’est assurément cool de voir son nom être associé à ceux de joueurs qui ont tellement fait pour cette organisation », a dit le défenseur, tentant de demeurer le plus humble possible.
Papa Reinbacher en pleurs
Pendant que deux de ses coéquipiers voyaient leur nom être associé à des légendes de l’équipe, David Reinbacher disputait son premier match dans la LNH. Une belle réalisation pour l’Autrichien qui, au cours des dernières saisons, n’a pas été épargné par les blessures.
« En raison des épreuves que j’ai traversées, je savoure encore plus ce moment. [Hier] soir, j’ai vu mon père en pleurs. Ça m’a touché droit au cœur », a-t-il mentionné après la rencontre.