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Nick Suzuki aux Olympiques?

Photo portrait de Jean-Charles Lajoie

Jean-Charles Lajoie

2024-03-27T22:31:18Z

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Hier soir, Martin St-Louis retrouvait son environnement de travail favori, derrière le banc du Canadien.

Un retour émotif pour ce papa aimant, mais aussi pour ses joueurs qui le considèrent davantage comme un des leurs, comme un coéquipier que comme un patron.

Martin est l’archétype du «players coach». Il est proche de la chambre et me semble avoir toujours une fesse sur le banc de l’équipe et l’autre fesse derrière le banc de l’équipe durant les matchs.

Les gars l’aiment et ils lui ont offert, hier soir, une victoire aussi satisfaisante qu’improbable en altitude au Colorado.

Lorsque Nathan MacKinnon a obtenu un point dans un 35e match de suite à domicile en comptant après seulement 43 secondes avec une facilité déconcertante, on a tous eu peur à une volée monumentale.

Pourtant, avec conviction et panache, seulement neuf secondes plus tard, le capitaine répliquait au capitaine, le leader répondait au leader, Nick Suzuki enfilant son 29e de la saison...

Suzuki a été témoin de l’attaque de MacKinnon et il a répliqué coup pour coup, il s’est dressé pour essentiellement dire qu’il était à Denver pour se battre. Se battre avec ses coéquipiers, ses frères d’armes, afin d’éviter que leur maitre à penser St-Louis n’ait à subir une humiliation à son retour derrière le banc de l’équipe.

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C’était poétique et émouvant. Suzuki en a joué une autre sincère, hier soir, la brigade défensive a bien fait, Alex Newhook aussi devant ses anciens coéquipiers et Sam Montembeault a été fumant, rien de moins, lorsque de manière répétée, l’Avalanche insistait autour de son filet.

Plus tôt cette semaine, le capitaine du Canadien a répondu avec intérêt à une question sur son envie de porter les couleurs de son pays lors des prochains Jeux olympiques d’hiver en Italie en 2026.

Réponse prévisible, mais quand même sentie, vœu un peu fou ou véritable possibilité pour Suzuki? Le directeur général de la sélection canadienne, le vétéran Doug Armstrong, devra trancher au final, bien secondé assurément.

Si, devant le filet, le patron du Canada risque de se gratter la tête en cherchant où sont les Carey Price ou Martin Brodeur de ce monde, en attaque il va disposer d’un arsenal aussi puissant que nombreux, surtout à la position de joueur de centre.

Connor McDavid y sera assurément, son dauphin Connor Bedard aussi. Armstrong s’est déjà avancé pour confirmer la présence de Sidney Crosby malgré les 38 ans bien sonnés que le vénérable aura au moment des Jeux.

Ignorer Nathan MacKinnon serait un blasphème, une hérésie, Brayden Point, du Lightning, est tellement efficace et utile que s’en priver serait une erreur importante selon moi.

J’en suis déjà à cinq centres naturels avant de pouvoir même songer inclure Nick Suzuki dans la conversation. Est-ce que Doug Armstrong sera sentimental en se rappelant sa coupe Stanley de 2019 à St. Louis et ainsi voudra-t-il inviter Ryan O’Reilly et ses 35 ans à venir avec sa délégation? Ce serait étonnant, mais pas impossible...

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Est-ce qu’Armstrong jugera Macklin Celebrini trop jeune à 19 ans en 2026? Probablement...

Celebrini sera en outre facile à ignorer à moins qu’il n’en décide autrement de lui-même sur la glace.

Armstrong et ses acolytes devront assurément sélectionner des centres naturels qui, dans les faits, vont se retrouver à l’aile. Je ne serais pas du tout surpris que MacKinnon soit muté à l’aile afin de se retrouver sur le même trio que son meilleur ami sur la glace et concitoyen de Cole Harbour, Sidney Crosby.

Brayden Point est aussi un candidat à faire la coupure et se retrouver dans le top six en attaque, mais à l’aile.

Si tel devait être le cas et j'ai l'impression que ce sera le cas, ça pourrait ouvrir la porte à Nick Suzuki.

Le Canada aime concocter une recette et nous avons ici les ressources pour posséder tous les ingrédients de la recette gagnante.

Le travail de Suzuki sur «200 par 85», doublé d’une production soutenue et en pente nettement ascendante, en font un candidat qui sera scruté à la loupe en vue d’une sélection possible.

En fait, si Nick était capable de devenir une véritable terreur aux cercles des mises en jeu, il se rendrait pratiquement indispensable pour la sélection canadienne. C’est la prochaine étape pour le capitaine du CH qui, à défaut de représenter l’unifolié en 2026 en Italie, pourrait très bien le faire en 2030... mais pourquoi pas 2026?

BOB FRID - AGENCE QMI
BOB FRID - AGENCE QMI

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