Que se passe-t-il avec Josh Allen? Nos prédictions pour la semaine 2 dans la NFL


Stéphane Cadorette
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Josh Allen est tellement maladroit et négligent dans les derniers mois que s’il décidait de faire du cinéma, le film erratique serait son nouveau genre.
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Les Bills sont-ils en pleine implosion en raison des cadeaux répétés que distribue leur quart-arrière aux défenses adverses ? Non, pas pour l’instant, mais il est grand temps que leur leader se ressaisisse en redevenant digne de sa fonction.
À tous ceux qui répondront qu’un match ne fait pas une saison, sachez que c’est absolument vrai. À sa sixième année, Allen a tellement prouvé qu’il pouvait être un bijou de quart-arrière qu’il serait grossier de ne pas lui laisser le bénéfice du doute. Il y a même fort à parier que dans quelques semaines, les doutes du moment se seront évaporés.
- Écoutez le balado La zone payante ci-dessous :
N'empêche que son match affreux de quatre revirements lundi dernier face aux Jets n’est plus qu’une simple anomalie. À sept reprises depuis la saison dernière, le pivot des Bills a connu des matchs d’au moins deux revirements. Il a d’ailleurs mené la ligue dans cette catégorie peu enviable en 2022 avec 19 revirements.
Couteau à double tranchant
Depuis son arrivée dans la NFL en 2018, Allen a été victime de 84 revirements, un sommet à travers la ligue. Qu’il ait pris des risques insensés avec le ballon à son année recrue, c’est une chose. Qu’il continue de le faire aussi souvent après cinq saisons complètes, c’est troublant.
Le problème, c’est qu’on ne peut enchaîner un pur-sang comme Josh Allen en lui demandant constamment de se contenter des jeux à faible risque. Ses atouts physiques sont tellement spectaculaires que ce serait comme posséder une Ferrari et la laisser dans le garage fermé à clé. Ou enseigner à un pilote de Formule 1 à savourer l’extase en appuyant sur le frein.

Allen l’a dit lui-même après la défaite de lundi : sa manière de pratiquer la position vitale de quart-arrière est un couteau à double tranchant. Il arrive que ses prouesses uniques fassent oublier les crampes au cerveau, mais jusqu’à quel point les crampes sont-elles tolérables ?
Face aux Jets, ses trois passes interceptées ont été des risques inutiles, parfois en pleine double couverture. Il a d’ailleurs complété seulement quatre de ses neuf passes sur 15 verges ou plus dans les airs, et c’est justement sur cette même distance qu’il a été victime d’interceptions.
Trouver la limite
Allen sera toujours un peu cowboy dans son approche. Il en faut des comme lui. Par contre, son taux de passes interceptées est passé du 13e rang en 2020 au 17e rang en 2021, pour finalement chuter au 22e rang l’an dernier.
Les Bills peuvent tolérer la propension d’Allen à vouloir en faire trop, puisqu’il connaît des matchs où il transporte l’équipe sur son dos. Mais quand un quart-arrière se retrouve parmi les pires de la ligue au chapitre du taux de passes interceptées, le jeu devient trop dangereux. Il n’y a rien de tel qu’un revirement pour briser le rythme d’une attaque et saboter le moral des troupes.

Les défenses s’ajustent
Après la saison 2021, plusieurs coordonnateurs défensifs dans la ligue se sont lassés de se faire battre à grands coups de circuits. Ils ont ajusté leurs schémas de couverture pour que les attaques adverses se contentent de simples.
Des quarts-arrière comme Patrick Mahomes se sont ajustés à cette réalité et, même s’ils s’élancent encore vers la clôture de temps à autre, ils ont appris à se contenter de ce que la défense leur offre.
Jusqu’ici, Allen semble tout simplement allergique à ce moule.
La crainte, pour les Bills et leurs partisans, ce n’est pas que soudainement Josh Allen ait régressé et ne soit plus un bon quart-arrière. Ce serait une conclusion invraisemblable.
Ce qui inquiète, c’est plutôt que Josh Allen, par son style frondeur, est en train de démontrer qu’il ne sera jamais à l’abri d’un match horrible quand l’enjeu est grand.
SEMAINE 2
JEUDI
MON CHOIX
- Minnesota à Philadelphie EAGLES
DIMANCHE
MES CHOIX
- Green Bay à Atlanta (13 h) FALCONS
- Las Vegas à Buffalo (13 h) BILLS
- Baltimore à Cincinnati (13 h) BENGALS
- Seattle à Detroit (13 h) LIONS
- Indianapolis à Houston (13 h) TEXANS
- Kansas City à Jacksonville (13 h) CHIEFS
- Chicago à Tampa Bay (13 h) BEARS
- LA Chargers au Tennessee (13 h) CHARGERS
- NY Giants en Arizona (16 h 05) GIANTS
- San Francisco à LA Rams (16 h 05) 49ERS
- NY Jets à Dallas (16 h 25) COWBOYS
- Washington à Denver (16 h 25) BRONCOS
- Miami en Nouvelle-Angleterre (20 h 20) DOLPHINS
LUNDI
MES CHOIX
- La Nouvelle-Orléans en Caroline (19 h 15) SAINTS
- Cleveland à Pittsburgh (20 h 15) STEELERS
RÉSULTATS DE LA SEMAINE DERNIÈRE : 9 en 16 (56,3 %)
LES CHOIX DU JOURNAL
Packers de Green Bay (1-0) c. Falcons d’Atlanta (1-0)
PAS FACILE CONTRE LA COURSE

Les deux équipes ont montré de belles choses à la semaine un. Les Packers devront frapper tôt dans la rencontre pour priver les Falcons de ce qu’ils savent vraiment faire en attaque, soit courir à répétition. Le quart Desmond Ridder n’a pas démontré grand-chose dimanche dernier, mais le duo de porteurs formé de Tyler Allgeier et Bijan Robinson est idéal. Robinson sera de plus en plus explosif et les Packers ont concédé 150 verges au sol ou plus à huit reprises l’an dernier avec une unité qui a peu changé.
- Falcons par 3
Raiders de Las Vegas (1-0) c. Bills de Buffalo (0-1)
PLUS DE COURSE

Josh Allen a le mérite de ne pas s’être caché en se donnant le blâme pour la défaite face aux Jets, lui qui a été victime de quatre revirements. Il y a ses erreurs, mais aussi le fait qu’il continue de se faire frapper inutilement sur des jeux où il pourrait éviter le contact. Mis à part Maxx Crosby, toutefois, la défense des Raiders ne le fera pas étouffer comme celle des Jets. Il serait peut-être temps de donner plus de responsabilités au porteur de deuxième année James Cook.
- Bills par 7
Ravens de Baltimore (1-0) c. Bengals de Cincinnati (0-1)
LE TEMPS DE REBONDIR

Joe Burrow et les Bengals ne connaîtront jamais deux fois de suite une performance aussi pathétique que celle de la semaine dernière. On vous disait à quel point Burrow en arrachait toujours face aux Browns, mais on est quand même tombé dans le panneau. Face aux Ravens, la vie lui sourit davantage. Il a amassé 311,2 verges en moyenne contre eux, avec 15 passes de touché en cinq départs. Si vraiment il demeure au neutre, c’est que son mollet n'a pas aussi bien guéri qu’il veut bien le dire.
- Bengals par 4
Seahawks de Seattle (0-1) c. Lions de Detroit (1-0)
LEÇON D’HUMILITÉ ?

Et s’il était arrivé la pire chose aux Lions, soit battre les Chiefs à la première semaine et se croire ainsi parvenus au sommet de la montagne ? Ils semblent totalement sérieux et on ne leur prédira pas une telle implosion cette semaine. Les Seahawks seront meilleurs cette saison que leur triste première théâtrale ratée de dimanche dernier, mais leurs deux bloqueurs partants, Charles Cross et Abraham Lucas, sont éclopés. De l’autre côté, Aidan Hutchinson se frotte les mains devant ce scénario.
- Lions par 3
Colts d’Indianapolis (0-1) c. Texans de Houston (0-1)
SURPRENANTE DÉFENSE

Outre le fait que deux quarts-arrière recrues s’affrontent, il faut souligner que le front défensif des Texans a fort bien paru la semaine dernière malgré la défaite contre les Ravens. À sept reprises, les joueurs défensifs ont frappé Lamar Jackson, ce qui comprend quatre sacs du quart. Anthony Richardson est aussi un quart mobile, mais pas plus que Jackson. Le jeune chasseur de quarts Will Anderson semble dominant. C’est ce qui peut faire la différence dans ce duel.
- Texans par 3
Chiefs de Kansas City (0-1) c. Jaguars de Jacksonville (1-0)
PAS DEUX FOIS DE SUITE

Les Chiefs misent sur le retour du plaqueur Chris Jones, tout comme l’ailier rapproché Travis Kelce. Ce sera du renfort bienvenu et les receveurs des Chiefs ne seront jamais aussi dégoûtants que lors du premier match. Patrick Mahomes a l’art de rebondir, puisqu’après une défaite, sa fiche en carrière est de 13-3, avec 42 passes de touché dans ces matchs. Les Jaguars donneront une bonne opposition, mais ils n’ont pas les outils pour mettre la pression sur Mahomes.
- Chiefs par 6
Bears de Chicago (0-1) c. Buccaneers de Tampa Bay (1-0)
UN MIRAGE ?

Les Buccaneers se pavanent avec une victoire, mais le doute persiste. Ils n’ont inscrit que 20 points et ont amassé une faible récolte de 242 verges à l’attaque, même si leur défense leur a fait cadeau de trois revirements face aux Vikings. Il y a encore des questions qui se posent sur cette attaque dont le jeu au sol est pitoyable (2,2 verges en moyenne sur 33 portées dimanche dernier). Bon, ce n’est pas comme si Justin Fields et les Bears avaient été plus convaincants. Pile ou face...
- Bears par 1
Chargers de Los Angeles (0-1) c. Titans du Tennessee (0-1)
VERS LA FIN ?

N’eût été une performance pitoyable de Ryan Tannehill avec trois interceptions et seulement 16 de ses 34 passes complétées, les Titans avaient toutes les chances de renverser les Saints. Il est permis de croire que la corde ne sera pas longue dans son cas et que l’entraîneur-chef, Mike Vrabel, pourrait se tourner vers ses deux jeunes quarts substituts au besoin, Malik Willis et Will Levis. La défense des Chargers a donné 536 verges dimanche, mais l’attaque fera le boulot.
- Chargers par 6
Giants de New York (0-1) c. Cardinals de l’Arizona (0-1)
DES CHOSES À SE FAIRE PARDONNER

Souhaitons aux Giants qu’ils aient sorti tout le méchant de leur système au cours de leur premier match d’une extrême puanteur. Ils ont ce qu’il faut pour revivre face aux Cardinals, mais l’état de leur ligne offensive inquiète avec la blessure d’Andrew Thomas. La bonne nouvelle, c’est que le front défensif des Cardinals ne ferait pas de mal à une mouche. Les pauvres Cards se sont tout de même bien battus la semaine dernière. C’est un peu ça, le drame. Leur potentiel le plus élevé a été atteint.
- Giants par 7
49ers de San Francisco (1-0) c. Rams de Los Angeles (1-0)
L’EFFET PURDY

Les 49ers ne se résument pas à Brock Purdy, mais quand le jeune quart-arrière joue, il inspire l’attaque. Dans les 10 matchs où il a été aux commandes (en excluant sa sortie expéditive en finale de conférence), l’attaque a inscrit 29 points en moyenne, avec 18 touchés par les airs. Il joue avec grande confiance, tandis que le porteur Christian McAffrey est un monstre. Les Rams ont étonné la semaine dernière, mais les Niners ont leur numéro avec huit victoires en neuf matchs, dont cinq par plus d’un touché.
- 49ers par 10
Jets de New York (1-0) c. Cowboys de Dallas (1-0)
DE AARON À ZACH...

Les Jets peuvent bien dire ce qu’ils veulent... ils ont pleinement confiance en Zach Wilson à la place d’Aaron Rodgers. Il a pris de l’expérience et de la maturité. Il sera bien appuyé et fera le travail. Le discours officiel est mignon comme tout, mais la réalité est que seule la défense peut sauver cette équipe. Si Wilson fait le minimum sans trop de revirements, les Jets demeureront compétitifs. Ce serait beaucoup lui demander contre les Cowboys, qui ont dominé la ligue pour les revirements depuis deux ans.
- Cowboys par 4
Commanders de Washington (1-0) c. Broncos de Denver (0-1)
DES NOUVEAUX BRONCOS ?

Après tout ce qui a été dit sur l’impact de l’arrivée de Sean Payton sur l’attaque des Broncos, difficile de s’enthousiasmer sur le premier échantillon. Russell Wilson n’a pas mal joué, mais n’a gagné que 177 verges par les airs en 27 passes complétées. Il n’a ajouté qu’une petite verge au sol. On ne va quand même pas les enterrer au bout d’une semaine. L’attaque des Commanders n’a convaincu personne non plus face aux Cardinals. Ne vous imposez pas cette souffrance télévisuelle, mais les Broncos vont rebondir.
- Broncos par 1
Dolphins de Miami (1-0) c. Patriots de la Nouvelle-Angleterre (0-1)
CHOC DE DIVISION

Malgré la défaite, les Patriots ont limité les dégâts et ont plutôt bien paru défensivement contre les Eagles. Il ne faut donc pas croire que les Dolphins s’offriront une pétarade aérienne aussi intense que celle de la semaine dernière face aux Chargers. Si c’est un match à bas pointage, les Dolphins peuvent se retrouver dans le pétrin avec leur football plus en finesse. Difficile de voir cependant où les Patriots vont trouver la vitesse pour freiner constamment Tyreek Hill et Jaylen Waddle. Les limiter ? Oui, mais pas les neutraliser.
- Dolphins par 4
Saints de La Nouvelle-Orléans (1-0) c. Panthers de la Caroline (0-1)
CARR BIEN APPUYÉ

Est-ce que le quart-arrière recrue Bryce Young sera plus convaincant qu’à ses débuts ? Il n’a rien fait de grandiose à Atlanta et sur papier, il affronte une défense plus intimidante. Il pourrait progresser de semaine en semaine, mais ses receveurs ne l’aident pas trop, à part quelques flashs d’une autre recrue, Jonathan Mingo. Derek Carr a bien paru à son premier match avec les Saints et a profité de trois receveurs (Chris Olave, Rashid Shaheed et Michael Thomas) qui ont contribué.
- Saints par 3
Browns de Cleveland (1-0) c. Steelers de Pittsburgh (0-1)
RÔLES INVERSÉS

À la semaine un, les Browns ont fait partie des grands gagnants en faisant suffoquer les Bengals, pendant que les Steelers ont eu l’air de bambins en couche face aux 49ers. Pourquoi donc faire confiance aux Steelers ? Parce que leur front défensif devrait profiter du fait que les Browns ont perdu le bloqueur étoile Jack Conklin. Pour la petite histoire, sachez que les Steelers ont gagné 20 matchs du lundi soir de suite à la maison et 19 matchs consécutifs chez eux face aux Browns.
- Steelers par 2