NFL: les Saints en ont assez de leur entraîneur-chef
Le successeur de Dennis Allen héritera d’une lourde commande à La Nouvelle-Orléans


Stéphane Cadorette
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Les Saints sont devenus la deuxième équipe, après les Jets, à montrer la porte à leur entraîneur-chef cet automne, en pleine saison. Dennis Allen ne faisait pas le travail, et bon courage à celui qui prendra sa place l’an prochain.
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Allen, entré en poste en 2022, aura donc présenté un dossier de 18-25 et les sept revers de suite des Saints l’ont achevé. En perdant contre une équipe aussi lamentable que les Panthers dimanche, il signait son arrêt de mort.
Le départ canon de l’équipe, qui a gagné ses deux premiers matchs en inscrivant 91 points, semble déjà un vieux souvenir lointain.
Déjà, des médias qui suivent l’équipe au quotidien font état de dissensions entre les joueurs et Allen. On rapporte que son message ne passait plus et que des joueurs se moquaient même de lui dans son dos. C’est très chic!
Changement de cap nécessaire
Allen, c’était en quelque sorte les bonnes vieilles pantoufles de la garde rapprochée de la famille Benson, propriétaire de l’équipe.
Il s’était joint aux Saints en 2006, lorsqu’ils entamaient l’ère la plus glorieuse de leur histoire, avec Drew Brees comme quart-arrière et Sean Payton comme entraîneur-chef.
Après un exil chez les Broncos et les Raiders de 2011 à 2014, il est revenu à bon port en 2015 comme assistant et ensuite comme coordonnateur défensif, poste qu’il a occupé jusqu’au départ de Payton en 2022.
Il représentait la continuité chez les Saints puisqu’il était un apôtre du directeur général Mickey Loomis, lui-même en poste depuis 2002 et lieutenant du clan Benson.
Commencez-vous à voir une tangente et à comprendre qu’il est grand temps de brasser sérieusement la soupe?
Un mandat difficile

C’est comme si depuis quelques années, les Saints essaient de se raccrocher à la nostalgie d’un passé pas si lointain. Le moment est venu de sortir de la boîte usée. Drew Brees n’est plus là. Sean Payton non plus et il faut du sang neuf.
Allen n’est pas l’unique responsable des problèmes des Saints. Comme le DG Loomis l’a exprimé, l’équipe a été soufflée par une «avalanche de blessures» cette saison.
Il n’en demeure pas moins que l’alignement est très vieillissant. Le quart-arrière Derek Carr n’est pas particulièrement performant et il ne semble pas susciter un grand capital de sympathie dans le vestiaire. Son contrat rend toute séparation difficile à envisager avant 2025.
Selon les projections, les Saints pourraient entamer la saison 2025 en dépassant de 77 millions le plafond salarial. Plusieurs vétérans sont surpayés pour la production qu’ils offrent à ce stade de leur carrière.
Depuis la fin du régime Payton-Brees que l’équipe surcharge la carte de crédit. Le temps est venu de commencer à rembourser.
C’est pourquoi on souhaite bon courage au successeur de Dennis Allen. Le coordonnateur des unités spéciales et entraîneur par intérim, Darren Rizzi, ne fera que passer.
Celui qui obtiendra le poste l’an prochain devra visiblement naviguer à travers quelques saisons difficiles de restructuration. Pas sûr que ce contexte permettra d’attirer les plus gros poissons du lac.
Avec un bon jeune quart-arrière, le portrait change vite, comme on a pu le voir l’an passé à Houston et cette saison à Washington. Mais encore faut-il le trouver.
Les Saints n’ont pas goûté aux séries depuis la dernière saison de Brees en 2020 et tout porte à croire qu’il leur faudra patienter encore un bout.
Et maintenant, qui sera le prochain pilote à perdre son emploi? Les choses ne vont pas mieux pour les Jaguars de Doug Pederson et les Cowboys de Mike McCarthy. Même s’il en est à sa première saison, possiblement qu’Antonio Pierce ne survivra pas à un autre désastre des Raiders.