Le porte-parole de la branche armée du Hamas ciblé par une frappe israélienne

AFP
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Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a confirmé dimanche une frappe de l’armée contre le porte-parole de la branche armée du Hamas, connu sous son nom de guerre, Abou Obeida, sans pouvoir déclarer dans l’immédiat s’il y avait survécu ou pas.
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S’exprimant avant le conseil des ministres hebdomadaire, M. Nétanyahou a déclaré, selon un communiqué de ses services: «Nous avons mené une frappe contre le porte-parole du Hamas [...] Abou Obeida.»
«J’espère qu’il n’est plus parmi nous, mais je remarque qu’il n’y a personne du côté du Hamas pour éclaircir cette question», a-t-il ajouté.
La veille, l’armée israélienne a déclaré avoir «frappé un terroriste clé du Hamas dans la ville de Gaza», sans dévoiler son identité, mais des médias israéliens ont indiqué qu’il s’agissait d’Abou Obeida.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas, contre lequel Israël est en guerre à Gaza, n’a pas réagi dans l’immédiat à ces informations.
Dans un communiqué attribué vendredi à Abou Obeida par le Hamas, le porte-parole des Brigades Ezzedine al-Qassam a averti que les otages couraient les «mêmes risques» que ses propres combattants face aux troupes israéliennes, qui s’apprêtent à lancer une offensive sur la ville de Gaza.
«Nous prendrons soin des prisonniers du mieux que nous pourrons, et ils seront avec nos combattants dans les zones de combats et d’affrontements, soumis aux mêmes risques et aux mêmes conditions de subsistance», a-t-il prévenu.
«Nous publierons le nom, la photo et une preuve de la mort de chaque captif tué par l’agression.»

L’armée israélienne a confirmé dimanche la mort de l’un de ses chefs, Mohammed Sinouar, trois mois après que l’armée israélienne a annoncé l’avoir tué dans une frappe menée à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza.
La guerre à Gaza a été déclenchée par l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.
Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 47 restent retenues à Gaza, dont 25 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.
La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 63 459 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas, et provoqué un désastre humanitaire.