«Ne vous inquiétez pas pour moi»: les pleurs ont laissé place aux sourires pour Dobes

Jonathan Bernier
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Pas besoin d’appeler un psychologue sportif, de contacter un coach en santé mentale ou de prévenir la ligue des dépressifs anonymes. Jakub Dobes s’est remis de sa défaite de la semaine dernière face aux Devils du New Jersey.
«Ne vous inquiétez pas pour moi, a-t-il lancé au terme de l’entraînement de mercredi, à Brossard. Une fois rendu dans l’avion, j’étais correct.»
«Je retire une grande fierté et je mets tout mon cœur chaque fois que je joue pour cette organisation. Je suis peut-être juste plus émotif que les autres. D’ailleurs, les gars ont eu bien du fun avec ça», a-t-il poursuivi, cette fois, avec le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

Si le gardien tchèque a semblé si secoué après ce revers en prolongation, c’est qu’il s’était promis de battre les Devils, l’équipe qui lui a fait subir son premier revers dans la LNH, l’an dernier.
Après cinq victoires consécutives pour amorcer sa carrière dans la LNH, Dobes avait cédé quatre fois sur 44 tirs dans une défaite de 4 à 3 encaissée en prolongation.
Jeudi dernier, à Newark, c’est donc l’histoire qui se répétait. Une première défaite (cette fois après six gains) encore une fois en prolongation, par un pointage identique.
«Il y a des matchs qui ont une signification particulière et celui-là en était un. J’en ai vraiment fait une affaire personnelle, a-t-il indiqué. Les Devils m’ont battu l’an dernier et je m’étais juré que ça n’arriverait pas encore.»
«Malheureusement, on a perdu. Ça arrive, c’est du hockey, a-t-il poursuivi. J’aurais peut-être dû prendre un peu plus de temps pour décanter.»
Pas question de changer
La réaction du gardien de 24 ans avait de quoi surprendre puisqu’il avait disputé un très bon match et que la défaite ne lui incombait pas. C’était à se demander s’il ne s’en mettait pas un peu trop sur les épaules.
«Ce n’est pas une question d’être perfectionniste, a-t-il soutenu. Tous les matchs que je joue, je veux les gagner. Je veux les gagner pour l’équipe, pour les partisans et pour moi-même.»
Tout en affirmant qu’il parviendrait probablement à gérer ses émotions de façon plus mature à l’avenir, Dobes a maintenu qu’il n’était pas question, pour lui, de modifier sa personnalité.
«Je serai toujours moi-même. Je vais toujours me battre pour l’organisation et pour la ville. Je n’écouterai personne d’autre que mes entraîneurs, mes coéquipiers et ma famille, a-t-il martelé. Je ne changerai pas qui je suis parce que c’est ça qui m’a mené loin.»
Martin St-Louis a confirmé que c’est lui qui défendra le filet du Canadien, jeudi, lors de la visite des Stars de Dallas. Dobes verra donc de l’action pour la première fois depuis cette défaite.
Il s’agira de son troisième départ de la saison au Centre Bell, son premier depuis le 20 octobre. Il sera intéressant de voir quel accueil lui réserveront les partisans.
Suzuki encore absent
Par ailleurs, Nick Suzuki a dû, encore une fois, faire l’impasse sur l’entraînement. C’est la troisième fois en huit jours qu’il n’accompagne pas ses coéquipiers sur la glace.
L’entraîneur-chef du Canadien a confirmé qu’il serait de nouveau à son poste face aux Stars, comme ce fut le cas lors de 471 derniers matchs du Canadien.
D’ailleurs, même s’il est ennuyé par une blessure à un pied, ça ne l’a pas empêché de jouer des épaules avec Adrian Kempe, pendant un désavantage numérique, pour offrir une occasion de marquer à Noah Dobson.
«Ce n’est pas nouveau pour nous. Il mène beaucoup par l’exemple. C’est contagieux, a vanté St-Louis. Utiliser son physique pour récupérer une rondelle, bloquer un lancer, ce sont des actions que le match te demande. Et ça ne lui dérange pas de le faire.»