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NCAA: «On s’attend à ce que les jeunes respectent leur engagement avec nous jusqu’au bout», mentionne le commissaire de la LHJMQ

Photo Jonathan Roy, LHJMQ
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2024-11-08T19:06:37Z

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Même si les joueurs de la LCH pourront désormais faire le saut dans la NCAA, la LHJMQ s’attend à ce que leurs joueurs «respectent leur engagement avec nous jusqu’au bout», assure le commissaire Mario Cecchini. 

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Et c’est également ce que pensent les autres circuits de la LCH. 

Jeudi, après que la NCAA a officiellement voté en faveur d’un nouveau règlement permettant aux joueurs de la LCH de joindre son circuit, la LHJMQ, la Ligue de l'Ontario (OHL) et la Ligue de hockey de l’Ouest (WHL) ont publié des communiqués, séparés, mais qui portaient tous le même message clair.

«Nous sommes heureux qu’une fois leur stage dans la WHL complété, nos joueurs auront plus d’options», écrivait le commissaire du circuit de l’Ouest, Dan Near, dans une déclaration, des propos reproduis également par le commissaire de l'OHL Bryan Crawford.

La LHJMQ allait généralement en ce sens.

«Nous sommes ravis qu’après avoir complété leur engagement envers la LHJMQ, les joueurs auront des options supplémentaires pour poursuivre leur parcours de hockeyeur et d’étudiant», mentionnait Mario Cecchini.

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«Une fois leur stage complété» et «après avoir complété leur engagement». Ces mots n’ont pas été choisis au hasard: les équipes de la LCH savent qu’il existe un risque de perdre leurs meilleurs éléments dès qu’ils atteignent l’âge de 18, 19 ou 20 ans.

«Nos équipes n’ont pas toujours le crédit, mais elles investissent beaucoup d’argent dans le développement d’un joueur. Quand un joueur arrive chez nous, c’est à coût zéro, puisque toutes les dépenses sont prises en charge par l’équipe. On s’attend donc à ce que les jeunes respectent leur engagement avec nous jusqu’au bout», précisait Cecchini au bout du fil, vendredi.

Cet engagement, c’est le contrat que signe un joueur à son arrivée dans la LCH. Généralement, les contrats se terminent après l’année des 19 ans du joueur et une clause lui permet de bénéficier des mêmes conditions, s’il revient à 20 ans.

Le commissaire de la LHJMQ, Mario Cecchini.
Le commissaire de la LHJMQ, Mario Cecchini. Photo Martin Chevalier
Une minorité

Première des choses, il faut apporter un certain bémol. On ne parle pas ici d’une majorité de joueurs. 

Ceux qui évoluent dans la NCAA à 18 ans sont des exceptions, et la plupart du temps des espoirs de haut niveau dans la LNH. À 19 ans, c’est moins rare, même si la NCAA se concentre davantage sur les joueurs plus vieux et ce sont surtout les joueurs de 20 ans qui pourraient faire défection.

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Mais, théoriquement, les équipes de la NCAA pourraient tenter de faire de l’œil aux meilleurs éléments de 18 ou 19 ans des équipes de la LCH.

Prenez Caleb Desnoyers, des Wildcats de Moncton, par exemple. L’attaquant risque d’être un choix de première ronde dans la LNH en juin prochain et rien n’empêcherait une équipe de la NCAA de tenter de l’attirer au sud de la frontière avant la fin de son stage junior.

«La LCH ne pourrait rien faire face à ça, assure un agent d’expérience consulté par Le Journal. Ils vont menacer de retirer ses bourses d’études? Pas de problème, il en aura une complète aux États-Unis. Tu ne peux pas empêcher un jeune de 18 ans de poursuivre ses études ailleurs.»

Jeu de négociation

Les directeurs généraux de la LHJMQ sont au fait de cette possible problématique qui, rappelons-le, ne touchera qu’une minorité de joueurs, mais pas la moindre.

Ils ont d’ailleurs tenu une rencontre vendredi afin de discuter des différents enjeux liés à ce nouveau règlement.

«On n’a pas trop d’inquiétudes pour les gars de 16 à 18 ans. À 19 ans, est-ce qu’une équipe va venir faire de l’œil, par exemple, à Maddox Dagenais? Ça se peut et ce sera à nous de faire notre travail pour le convaincre de rester. Ce sera aussi notre travail à l’avenir de bien négocier les conditions avec les agents avant de signer des contrats avec des joueurs», estime le directeur général des Remparts, Simon Gagné.

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