Tous les résultats
Publicité

NCAA: avec une réglementation différente, «j'aurais joué dans la LCH», assure Alex Newhook

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-11-02T04:00:00Z
2024-11-02T15:18:45Z

Partager

Bien malin qui peut prédire avec justesse l’impact du vote qui sera tenu cette semaine par les dirigeants de la NCAA. Certains croient que l’abolition de ce règlement inciterait davantage de joueurs canadiens à faire le saut rapidement au sud de la frontière.

Et si c’était l’inverse? Et si c’était plutôt une occasion pour les joueurs canadiens de goûter aux deux mondes? Chez le Canadien, Alex Newhook, Mike Matheson et Jake Evans sont les trois joueurs ayant choisi la voie des collèges américains plutôt que celle de la Ligue canadienne de hockey (LCH).

«Si la situation avait été la même à mon époque, j’aurais joué dans la LCH. J’aurais joué deux ans à Halifax, là où j’ai été repêché, puis je serais allé à Boston College», a déclaré Newhook.

Le Terre-Neuvien s’est plutôt expatrié dans la BCHL, à Victoria, pendant deux ans dans l’espoir de poursuivre son parcours dans la NCAA. Tout un déracinement.

D’ailleurs, c’est la réalité de la majorité des jeunes canadiens qui souhaitent choisir cette avenue.

Trop jeunes pour décider

De plus, puisque les deux ligues sont jusqu’ici incompatibles, un choix doit être fait à l’âge de 16 ans. C’est tôt pour une décision d’une aussi grande importance.

Publicité

«Ça donnerait aux jeunes une option supplémentaire au cas où ils changeraient d’idées en cours de route. Présentement, c’est l’un ou l’autre, a indiqué Matheson, qui a également fait ses classes à Boston College. Ça leur permettrait aussi de vieillir un peu plus pour prendre une décision plus éclairée.»

À l’image de Newhook, Matheson raconte qu’il aurait possiblement évolué dans la LHJMQ (à Shawinigan, dans son cas), avant de quitter pour le pays de l’oncle Sam. Il a plutôt évolué une seconde saison dans la Ligue midget AAA avant de joindre les rangs de la USHL pour une campagne.

«Je ne sais pas si ça aurait changé ma décision [de choisir la NCAA]. J’aimais l’idée de me donner plus de temps pour me développer et prendre de la maturité physiquement. En plus d’avoir la chance de poursuivre mes études», a mentionné le défenseur.

«Par contre, j’aurais sans doute trouvé intéressant d’atteindre le prochain niveau plus tôt. Là, j’ai dû retourner dans le midget AAA pour garder mon admissibilité pour la NCAA», a-t-il ajouté.

Un bassin plus grand

Pour ceux qui trouvent preneur rapidement dans la LNH, ça ne pose pas problème, mais pour ceux dont le développement est un peu plus lent, l’idée de jouer sur les deux tableaux peut paraître intéressante.

«Imagine, tu joues deux ans dans la LCH et quatre ans dans la NCAA. Ça donne aux joueurs une plus grande piste de décollage et, en plus, tu sors de là avec un diplôme», a fait valoir Newhook.

Cette idée rejoint l’hypothèse d’Alexandre Rouleau, dépisteur pour le compte des Blackhawks de Chicago. Ce dernier ne serait pas surpris de voir les hockeyeurs tenter leur chance au Canada avant de plier bagage. Une belle façon de jouer dans le plus haut calibre de chaque côté de la frontière.

D’ailleurs, il est loin d’y voir un inconvénient.

«Je pense que les jeunes vont rester dans la LHJMQ jusqu’à 18 ans. Si le groupe de la LHJMQ est plus jeune, peut-être aurons-nous quelques autres jeunes qui ne seraient pas venus, avec cette règle. Si le bassin des espoirs grossit en bas âge, ce sera parfait pour les recruteurs.»

Il faudra sans doute expérimenter cette nouvelle réalité pendant quelques années avant d’y voir plus clair.

Publicité
Publicité