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Affaire Navalny: Moscou sanctionne neuf responsables canadiens en représailles

AFP

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2021-06-07T10:23:51Z

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La Russie a annoncé lundi des sanctions contre neuf hauts responsables du Canada, notamment le ministre de la Justice David Lametti, en représailles à des mesures similaires d’Ottawa adoptées en mars pour protester contre le traitement infligé à l’opposant Alexeï Navalny.

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Dans un communiqué, la diplomatie russe précise avoir interdit d’entrée en Russie ces neuf responsables « pour une période indéterminée ».

Parmi les personnes sanctionnées : le ministre de la Justice David Lametti, la responsable de l’administration pénitentiaire canadienne Anne Kelly, la cheffe de la Gendarmerie royale Brenda Lucki, le chef du renseignement des Forces canadiennes Scott Bishop et la sous-ministre déléguée principale à la Défense nationale Jody Thomas.

La liste compte également le ministre des Affaires intergouvermentales Dominic LeBlanc, une responsable auprès du cabinet du premier ministre Marci Surkes, le sous-commissaire à la Gendarmerie royale Brian Brennan et le vice-chef d’état-major de la Défense Mike Rouleau.

La diplomatie russe précise qu’il s’agit de « mesures de représailles » à des sanctions canadiennes contre neuf responsables russes annoncées le 24 mars.

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Ottawa avait indiqué que ces mesures s’inscrivaient « dans le cadre d’un effort diplomatique concerté visant à faire pression sur les hauts responsables de l’administration russe impliqués dans la tentative de meurtre contre Alexeï Navalny ».

Les sanctions canadiennes ont visé neuf hauts fonctionnaires dont le patron des puissants services de sécurité russes (FSB) Alexander Bortnikov, le chef des services pénitentiaires Alexandre Kalachnikov ou encore le Procureur général du pays, Igor Krasnov. Elles prévoient notamment le gel de leurs avoirs au Canada.

Alexeï Navalny, 45 ans, est revenu en Russie en janvier d’une convalescence en Allemagne après un grave empoisonnement dont il tient le président russe Vladimir Poutine pour responsable.

Il a été arrêté dès son arrivée et purge depuis fin février une peine de deux ans et demi de prison pour une affaire de fraude qu’il dénonce comme politique.

Des dizaines de pays, dont la France, les États-Unis ou le Canada, ont critiqué la Russie pour le traitement infligé à M. Navalny et la répression de ses partisans.

L’opposant russe Navalny de retour dans sa colonie pénitentiaire   

Le principal opposant russe, Alexeï Navalny, a été transféré vers son lieu de détention habituel depuis l’hôpital pénitentiaire où il était en observation après une grève de la faim, ont indiqué ses proches et les autorités lundi. 

« Le blogueur Navalny a été transféré vers la colonie pénitentiaire de Pokrov », a annoncé un porte-parole du service des prisons russes (FSIN), cité par l’agence TASS. L’information a été confirmée peu après sur Twitter par l’équipe du militant d’opposition. 

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Selon l’agence Ria Novosti, l’opposant est aussi apparu par visioconférence depuis cette colonie à une audience traitant d’une de ses plaintes contre l’administration pénitentiaire, accusée de « censurer » les journaux qu’il reçoit.

Selon les agences de presse russes, M. Navalny aurait retiré cette plainte.

Emprisonné en janvier à son retour d’Allemagne où il se remettait d’un empoisonnement dont il accuse le Kremlin, l’opposant et militant anticorruption a été condamné à deux ans et demi de prison pour une affaire de fraude datant de 2014 et qu’il dénonce comme politique.

M. Navalny, 45 ans, purge depuis sa peine dans la région de Vladimir, à une centaine de kilomètres de Moscou. 

Il a observé en avril une grève de la faim de 24 jours pour dénoncer ses conditions de détention dans la colonie pénitentiaire de Pokrov, réputée comme l’une des plus dures de Russie.

Depuis son arrestation, les autorités s’efforcent aussi de démanteler son mouvement.

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