Tous les résultats
Publicité

Natation: un nouveau défi pour un entraîneur québécois

Photo Yannick Légaré Fédération de natation du Québec
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-05-14T19:51:53Z

Partager

TORONTO | Après 11 ans à la barre du club de natation de Pointe-Claire, Martin Gingras pensait y passer encore deux ou trois années, mais il a sauté sur l’occasion que lui offrait Natation Canada.

Gingras s’occupe du développement des entraîneurs de haut niveau au pays et touche aussi à l’aspect technique depuis octobre dernier. «J’étais heureux à Pointe-Claire et on misait sur le même personnel depuis huit ans, mais je ne pouvais pas passer à côté d’une telle opportunité, a-t-il expliqué. Il me restait trois ans à mon contrat à Pointe-Claire et j’ai décidé de foncer. Je souhaitais relever un nouveau défi et les portes ne s’ouvraient pas ailleurs au Canada.»

Redonner au suivant

Pour avoir été influencé par un vétéran du métier alors qu’il était un jeune entraîneur avec le club des Mégophias à Trois-Rivières de 2008 à 2012, Gingras savait qu’il voulait partager ses connaissances avec ses collègues. «Quand j’entraînais à Trois-Rivières, Ken McKinnon est venu m’épier et il est devenu un mentor au fil des ans. À ce moment-là, je me suis dit que je deviendrais un jour un Ken McKinnon pour d’autres.»

Élu au Temple de la renommée de la Fédération de natation du Québec en 2019, McKinnon qui a notamment dirigé les clubs de Pointe-Claire et de CAMO où il a formé huit Olympiens au fil des ans est le responsable du développement des futurs espoirs olympiques à Natation Canada depuis 2009.

Publicité
Un changement important

«C’est un gros changement et je me donne une couple d’années pour être à mon mieux dans mon nouveau rôle, a-t-il souligné. Le développement de la haute performance exige du temps et je dois être patient et penser à long terme. Mon patron John Atkinson reconnaît que j’ai besoin de temps. Comme entraîneur, tu obtiens de la gratification immédiate quand un athlète connaît un bon entraînement. Je m’adapte et je trouve des façons de trouver cette gratification.»

Présent à Toronto pour les Essais, Gingras garde un œil sur ses trois anciens nageurs Eric Brown, Édouard Fullum-Huot et Patrick Hussey qui aspirent à se qualifier pour les Jeux olympiques de Paris.

«Je suis encore attaché émotivement aux athlètes de Pointe-Claire, mais je tente d’être le plus impartial possible, a indiqué celui qui demeure toujours à Montréal. Il y a un stress de moins quand tu n’es plus entraîneur. Je veux maintenant le succès de tous les athlètes et non seulement des miens.»

À moyen terme, Gingras aimerait se rapprocher des athlètes. «J’ai de l’intérêt à retravailler plus près des athlètes, a-t-il précisé, mais Ken ne doit pas quitter immédiatement. Il a tellement de connaissances et je suis comme une éponge à ses côtés. Ça fait 15 ans qu’il parcourt le Canada.»

Exode vers la NCAA

Pour l’avoir vécu à Pointe-Claire avec ses trois protégés qui évoluent au sud de la frontière, Gingras est pleinement conscient que la NCAA possède un grand pouvoir d’attraction.

«Ce n’est pas un problème, a-t-il assuré. La NCAA regarde beaucoup plus du côté du Canada et on doit être flatté que nos athlètes obtiennent des bourses d’études. Ils ont toujours l’opportunité de s’entraîner au Canada et ils demeurent nos athlètes. Nous sommes là pour eux.»

Publicité
Publicité