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Natation: les Essais olympiques glissent entre les mains de Montréal

Jack Boland/Toronto Sun/QMI Agency
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-04-08T23:10:30Z

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Prévus à Montréal pour la première fois depuis 2008 du 13 au 19 mai, les Essais olympiques et paralympiques de natation sont déplacés à Toronto aux mêmes dates en raison de l’incendie survenu au Parc olympique le 21 mars qui force la fermeture des installations pour une période de quatre à six mois.

L’absence d’un deuxième bassin de 50 mètres au Complexe sportif Claude-Robillard a coulé cette option qui était la meilleure pour garder l’événement au Québec. Les Essais auront lieu au Toronto Pan Am Sports Centre qui a accueilli l'événement en prévision des Jeux de Rio en 2016 et Tokyo en 2021.

Déçu de la tournure des événements, le directeur général de la Fédération de natation du Québec Francis Ménard comprend la décision de Natation Canada. «Ce n’est pas notre décision, mais on supporte le choix de la Fédération nationale, a-t-il résumé. On a tenu des discussions encore lundi matin, mais l’environnement et le contexte ne se prêtaient pas à la tenue d’un événement aussi important au Complexe sportif Claude-Robillard.»

En bout de ligne, l’opinion du comité des athlètes a pesé lourd dans la balance. «La pression du comité des athlètes a pesé dans la balance, a expliqué Ménard. Le comité a été consulté à plusieurs reprises. Avec une qualification olympique et paralympique, les enjeux étaient très importants. Les athlètes doivent réussir des standards olympiques élevés pour se qualifier pour les Jeux et l’environnement ne se prêtait pas à la réalisation de performances de premier plan.»

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«La piscine à Claude-Robillard est rapide, de poursuivre Ménard, mais pas dans le contexte actuel où il n’y a pas de deuxième bassin de 50 mètres où les athlètes peuvent s’échauffer. Malgré les impacts financiers de se tourner vers Toronto à la dernière minute reliés à la perte de subventions du gouvernement du Québec, de la Ville de Montréal et de Tourisme Montréal, la décision démontre que l’importance de la performance des athlètes est un aspect qui a été hautement considéré.»

Le comité organisateur a eu des conversations avec les dirigeants du PEPS de l’Université Laval jusqu’à la dernière minute, mais un problème de taille rendait difficile cette option.

«Les installations sont superbes, mais on attend beaucoup, beaucoup de monde et il aurait manqué d’espace, a expliqué Ménard. Les deux piscines sont excellentes, mais il y avait des enjeux logistiques.»

Un besoin pour une nouvelle infrastructure

Ménard espère que cette mauvaise nouvelle démontrera au grand jour que le Québec doit se doter d’infrastructures de calibre international. Même le Parc olympique avec un deuxième bassin qui ne compte que cinq couloirs ne répond pas aux exigences internationales. Ça prend deux bassins de dix couloirs.

«C’est un exemple patent que nous avons besoin d’un Centre aquatique qui répond aux normes internationales, a affirmé Ménard. Si nos partenaires sont ouverts, il faudra aller de l’avant avec une étude de faisabilité. Les gouvernements ont investi dans des infrastructures de qualité avec le Centre de glace à Québec et le vélodrome à Bromont et on aimerait être les prochains.»

En raison des coûts importants, Ménard ne ferme pas la porte à offrir une cure de jeunesse aux installations actuelles au Parc olympique.

«Dans la piscine sous les gradins, on ne peut pas ajouter de couloirs, mais on pourrait ajouter un deuxième bassin de 50 mètres comptant dix couloirs ailleurs. Il faudrait toutefois apporter plusieurs changements et on ne sait pas qu’est-ce que contient le sol.»

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