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Natation: le succès du Canada passe par Summer McIntosh, l’émergence des hommes et une recette gagnante

Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-08-05T14:11:07Z

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PARIS Après une récolte de six médailles à Rio en 2016 et à Tokyo en 2021, le grand patron de Natation Canada souhaitait gonfler ce chiffre à Paris. Les performances extraordinaires de Summer McIntosh et une contribution des hommes attendue depuis des années ont permis au Canada de réaliser la deuxième meilleure performance de son histoire, à égalité avec celle de Montréal en 1976.

«On visait une récolte de six médailles plus, nous avons atteint six médailles plus, plus», a lancé le directeur de la haute performance à Natation Canada, John Atkinson, dimanche soir, à l’occasion d’un entretien avec les médias canadiens présents au Paris La Défense Arena pour cette dernière session des Jeux. «Il y a eu des moments d’inquiétudes pendant ces neuf journées, mais nous avons respecté notre plan de match initial.»

«Nous avons atteint 20 finales comparativement à 13 à Tokyo et à 15 à Rio, de poursuivre Atkinson. C’est le plus haut total après Los Angeles en 1984 et Montréal en 1976. Nous avons aussi obtenu six quatrièmes places. Je pensais possible de réaliser un double podium pour la première fois dans l’histoire canadienne, mais je ne l’avais pas dit publiquement.»

Josh Liendo et Ilya Kharun, qui est né à Montréal, ont remporté respectivement l’argent et le bronze au 100 m papillon dans un samedi soir complètement fou où le Canada a remporté trois médailles.

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Parmi les grands noms de son sport

La performance de la sensation de 17 ans Summer McIntosh, qui a récolté quatre médailles, dont trois d’or, a pesé lourd dans les résultats canadiens. La prestation de l’Ontarienne qui s’entraîne à Sarasota en Floride sous les ordres de Brent Arckey demeurera dans les annales du sport canadien.

«Il y a peu de nageurs qui ont réussi ce genre d’exploit dans l’histoire, a indiqué Atkinson. On pense à Michael Phelps, Mark Spitz, Katie Ledecky (elle est devenue à Paris la femme la plus titrée de l’histoire des Jeux avec 9 breloques d’or) et Léon Marchand. Summer fait maintenant partie de ce groupe sélect.»

La principale intéressée, qui célébrera son 18e anniversaire le 18 août, a déjà les yeux sur 2028. «Je suis très heureuse de mes résultats et j’ai vécu les journées les plus folles de ma vie, a-t-elle mentionné après la quatrième place du relais 4 x 100 m quatre nages. Je vais essayer de savourer ces moments parce que je pense déjà Los Angeles.»

Les quatre médailles au cours d’une même olympiade égalent la performance de Penny Oleksiak en 2016 à Rio alors que les trois écus d’or constituent un record des Jeux d’été. La patineuse de vitesse longue piste Cindy Klassen détient le record avec un total de cinq médailles à Turin en 2006.

Les hommes sortent de l’ombre

Dans l’ombre des femmes depuis longtemps, les hommes ont récolté trois médailles dans la Ville Lumière. Il s’agit d’un premier podium masculin depuis 2012 à Londres. C’est la première fois depuis 1996 que les hommes remportent au moins deux médailles et aussi la première fois depuis 1996 à Atlanta que femmes et hommes montent sur le podium.

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Une ouverture d’esprit essentielle

McIntosh à Sarasota, Liendo avec les Gators de la Floride et Kharun avec les Sun Deils d’Arizona State s’entraînent tous aux États-Unis, tout comme le Français Léon Marchand d’ailleurs, qui se retrouve au Texas sous les ordres de Bob Bowman, l’ancien coach de Michael Phelps.

Atkinson est très à l’aise avec cette situation et n’entend pas changer la recette. «Il ne faut pas vouloir rentrer tous les athlètes dans le même cadre parce que ça ne fonctionnera pas. Les nageurs font ce qui est le mieux pour eux, mais ils demeurent des athlètes canadiens, peu importe où ils vont.»

«On doit embrasser ce cheminement et non le combattre, d’ajouter Atkinson. On doit développer de fortes relations avec les différents intervenants. C’est plus complexe d’établir des calendriers en tenant compte des réalités de chacun et ça peut devenir chaotique, mais c’est possible. Comme je le dis toujours à notre personnel, les problèmes sont des problèmes seulement quand tu décides qu’ils le sont.»

À l’instar de McIntosh, Atkinson a déjà les yeux tournés vers Los Angeles et assure qu’il ne regarde pas ailleurs pour un autre emploi. «Tu ne peux arrêter sinon tu te retrouves en arrière, a-t-il imagé. Je serai au Pan Pac junior dans les prochaines semaines pour évaluer nos athlètes, dont certains seront à Los Angeles. Ça va être des Jeux phénoménaux et oui, je serai à Los Angeles avec le Canada.»

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