Tous les résultats
Publicité

Natation artistique: une fin au bord des larmes au programme technique des Jeux olympiques pour les Québécoises

Photo AFP

Jessica Lapinski

2024-08-09T19:41:41Z

Partager

D’un côté, le sourire de Jacqueline Simoneau, qui, en vétérane qui en a vu d’autres, faisait un signe de cœur avec ses doigts à la foule tout en tentant de réconforter sa partenaire. De l’autre, la jeune Audrey Lamothe, faisant tout pour réprimer ses larmes. Une image déchirante, qui représentait fidèlement le déroulement de leur programme technique vendredi aux Jeux olympiques, en natation artistique en duo.

Les deux Québécoises avaient livré une sublime prestation dans la piscine du Centre aquatique de Paris, jusqu’à ce qu’une erreur de synchronisation dans les toutes dernières secondes ne leur coûte de nombreux points au classement.

Simoneau, qui à 27 ans, prend part à ses troisièmes Jeux, et Lamothe, 19 ans, pour qui il s’agit d’une première, ont donc pris le 15e rang parmi les 17 équipes qui ont sauté à l’eau.

Photo AFP
Photo AFP

À l’image de la musique choisie pour ce programme, qui avait le deuxième degré de difficulté le plus élevé de cette première manche, leur quête d’un podium olympique est devenue une «mission impossible», qu’importe la qualité de la performance qu’elles offriront samedi lors du programme libre.

Publicité
Photo AFP
Photo AFP
Les jumelles dominent

Leurs 201,5167 points leur confèrent un large retard sur les trois premiers duos à l’issue de la première journée: les Chinoises Wang Liuyi et Wang Qianyi (276,7867), les Autrichiennes Anna-Maria Alexandri et Eirini-Marina Alexandri (267,2533) ainsi que les Néerlandaises Bregje de Brouwer et Noortje de Brouwer (264,7066).

Si les trois premières paires portent le même nom de famille, c’est que dans cette épreuve en duo, les jumelles sont habituellement plutôt douées.

Les jumelles Wang lors du dévoilement de leur note.
Les jumelles Wang lors du dévoilement de leur note. Photo AFP

Comme on vous l’expliquait jeudi (à lire ici), en raison de leurs liens génétiques, leur niveau de synchronicité, un élément clé du pointage final (après tout, ce sport s’appelait naguère la nage synchronisée), est très élevé.

De bonnes raisons d’espérer

Simoneau et Lamothe pouvaient tout de même rêver grand à Paris, bien qu’elles n’aient aucun lien familial. Notamment en raison du degré de difficulté de leur programme, bien sûr, mais pas seulement.

Même si leur collaboration est récente – depuis la fin de la dernière année – les deux nageuses ont été sublimes sur la scène internationale dans les derniers mois. Simoneau et Lamothe avaient pris le cinquième rang de l’épreuve en duo libre aux Championnats du monde de Doha, en février.

Elles avaient aussi cumulé deux médailles d’argent et autant de bronze en Coupe du monde.

Les Québécoises seront de retour dans l’eau samedi, avec comme mission – tout à fait possible – de terminer à tout le moins ces Jeux avec le sourire.

Publicité
Publicité