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NASCAR Canada: à 46 ans, Marc-Antoine Camirand roule encore à près de 200 km/h en quête de championnats

Photo fournie par NASCAR Canada / Matthew Manor
Photo portrait de Jessica Lapinski
2025-09-21T04:00:00Z

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Marc-Antoine Camirand reconnaît qu’à 46 ans, il y a certains lundis où les «pentures sont plus raides». Mais ça ne l’empêche pas de continuer à rouler à près de 200 km/h et à rêver de championnats.

• À lire aussi: La vie des pilotes de NASCAR: plus de kilomètres sur les routes du Canada que sur les pistes

«À chaque début de saison, c’est comme si c’était ma première [...] J’ai encore la flamme en masse», raconte le pilote de Saint-Léonard d’Aston, qui pourrait rafler dimanche au volant de son bolide GM Paillé un troisième championnat NASCAR Canada en quatre ans.

Et surtout, un deuxième titre de suite, ce qui serait du jamais-vu dans l’histoire de la série, lancée en 2007.

Ça, ça allume particulièrement le coureur qui baigne dans l’univers automobile depuis l’enfance, et qui a l’intention de continuer à le faire même quand l’énergie n’y sera plus pour les saisons intenses de NASCAR.

Les derniers mois le furent particulièrement pour tous les pilotes de la série. Les pluies printanières ont forcé le report de deux épreuves, ce qui a pour effet de condenser encore davantage le calendrier de 12 courses qui se disputent de la Nouvelle-Écosse à l’Alberta, en passant par le Québec et l’Ontario.

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Pendant le mois d’août, les pilotes ont pris la piste tous les week-ends. Ce ne fut pas facile pour eux ni pour leurs équipes, reconnaît Camirand.

Après la pluie, le temps trop chaud

D’autant plus que parfois, la météo s’en est encore mêlée, cette fois en déployant d’ardents rayons de soleil qui ont fait grimper le mercure.

Au début août, le Grand Prix de Trois-Rivières a été particulièrement chaud, se souvient le coureur de GM Paillé.

«J’ai connu l’une de mes pires courses en carrières, souligne-t-il. À la fin, je ne filais pas, ce qui ne m’est pas arrivé souvent. C’est la preuve que la saison a été difficile et qu’on n’a plus 20 ans!»

À Trois-Rivières, ç’a été dur sur le corps, mais le reste de la saison s’est néanmoins bien déroulé pour Camirand, qui a raflé quatre victoires.

Serré, notamment avec un autre Québécois

Si bien qu’avec une épreuve à disputer, dimanche à l’Autodrome Montmagny, le pilote québécois détient 14 points d’avance sur son plus proche poursuivant, l’Ontarien DJ Kennington, de DJK Racing.

Le championnat n’est donc pas dans la poche, mais Marc-Antoine Camirand a confiance. Dimanche sur l’ovale où les vitesses atteignent les 200km/h – contre 270km/h sur certains circuits routiers –, le but ne sera pas de faire des flammèches.

Ce sera plutôt de rester tout près de son plus proche poursuivant pour le trône.

L’autre pilote qu’il aura dans sa mire, c’est le Québécois Andrew Ranger, de GM Paillé lui aussi. Le numéro 27 de Roxton Pond a connu des ennuis mécaniques en début de saison.

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Ce manque de constance dans les résultats lui a nui dans un calendrier aussi court que celui de NASCAR Canada, malgré sa victoire à Trois-Rivières.

Si bien que Ranger se retrouve à 19 points de Camirand. Il peut encore y croire, mais le pilote de 39 ans reconnaît que peu importe l’issue du championnat, il demeure très heureux de figurer dans le top 3 malgré ses embûches, cette saison.

La petite dynastie Camirand

Quant à Marc-Antoine Camirand, même s’il devient une «petite dynastie» (l’expression est de nous, pas de lui!), dimanche, il n’entend pas en rester là.

«J’ai encore de l’énergie, même si c’est important que j’aille au gym l’hiver, pour garder la forme», relève-t-il.

Et quand il délaissera le volant, ce sera pour donner sa place au suivant, tout en demeurant bien impliqué au sein de l’équipe Paillé, lancée en 2022 avec Jean-Claude Paillé.

«Le but, c’est de donner un jour mon volant à un jeune espoir, explique Camirand. L’équipe est bien rodée, ce sont des gens qui travaillent fort, puis ç’a super bien été si on vise un troisième championnat en quatre ans.»

Son fils pourrait d’ailleurs être un candidat, lui qui fait à son tour du karting depuis cinq ans. Mais à 13 ans, Louis-Charles a encore de «l’expérience à acquérir», lance le papa.

Et Marc-Antoine Camirand, couronné de succès dans moult catégories au cours des quatre dernières décennies, semble pour sa part encore avoir des titres à conquérir.

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