Jusqu’à deux heures d’attente pour faire le plein en motoneige
Louis Cloutier | TVA Nouvelles
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Les motoneigistes ont été particulièrement nombreux à s’élancer sur les sentiers au cours de la dernière fin de semaine, au point où leur patience a été mise à rude épreuve au moment de faire le plein dans les relais en Haute-Mauricie et dans Lanaudière.
«Croyez-le ou non, les motoneigistes attendaient entre deux heures et deux heures et demie pour pouvoir faire le plein d'essence, a raconté à TVA Nouvelles Paul Gélinas, un motoneigiste qui voyait ça pour la première en 60 ans de pratique de ce loisir hivernal. En réalité ça ne prend que quelques minutes pour faire le plein d'essence. Alors c'est incroyable le monde qu'il y a eu là».
Le vétéran motoneigiste attribue ce phénomène à la qualité des sentiers, mais surtout, à l'arrivée de nouveaux adeptes en temps de pandémie.Dans les relais, les motoneigistes doivent respecter les consignes sanitaires, soit de n'entrer que pour rapidement se réchauffer, aller aux toilettes et commander un repas à consommer à l'extérieur.
Ces restrictions avaient pu être facilement imposées lors de l'hiver dernier qui n'avait pas été particulièrement froid. La situation climatique est bien différente jusqu'ici cet hiver.
«Ils disent "on vous donne un petit dix minutes pour aller vous réchauffer à l'intérieur et aller aux toilettes". Ce n'est pas assez avec les froids parce que, quand tu pognes le froid, tu pognes la grippe et quand tu pognes la grippe, tu pognes le virus», a déploré Martin Benoit, président du Club de motoneige de Saint-Michel-des-Saints.
En raison de l'engouement soudain, mais aussi en raison de la rupture de la chaîne d'approvisionnement, des concessionnaires n'ont plus aucune motoneige, ni neuve ni de seconde main, à vendre.
«À tous les jours, les gens rentrent pour voir si on a des motoneiges, si on a quelque chose. Il y a même des véhicules qui ne sont pas encore livrés, qui ont été vendus au mois de mars dernier», a indiqué Alain Parent du concessionnaire Motos Thibault, à Trois-Rivières.