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Mouvement de troupes russes: Moscou veut rassurer, Kiev craint des « provocations »

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AFP

2021-04-01T17:21:23Z

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Le président ukrainien a mis en garde jeudi contre le risque de « provocations » russes dans l’est séparatiste du pays, Moscou disant à Kiev et aux Occidentaux de ne pas « s’inquiéter » des mouvements de ses troupes à la frontière ukrainienne.  

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« La démonstration de force sous forme d’exercices militaires et de possibles provocations le long de la frontière est l’occupation traditionnelle de la Russie », a dénoncé le président Volodymyr Zelensky dans un communiqué.

En plaçant des troupes à la frontière ukrainienne, Moscou « tente de créer une ambiance menaçante et de faire pression » sur l’Ukraine, a-t-il poursuivi tout en appelant à négocier une nouvelle trêve dans cette zone.

« La Russie déplace ses forces armées sur son territoire comme elle l’entend », avait plus tôt relevé le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, ajoutant que « cela ne représente une menace pour personne et ne doit inquiéter personne ».

Après une longue trêve durant la deuxième moitié de 2020, le conflit dans l’est de l’Ukraine a vu depuis janvier une multiplication des heurts qui ont provoqué la mort de 19 soldats ukrainiens. Les deux camps s’imputent la responsabilité de l’escalade.

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Ukrainiens et Américains ont en outre fait état de récents mouvements de troupes russes en Crimée, péninsule annexée par Moscou en 2014, et à la frontière russo-ukrainienne près des territoires contrôlés par les séparatistes prorusses.

Le renseignement militaire ukrainien a ainsi accusé jeudi Moscou de préparer « l’entrée » de ses « forces armées régulières » dans les territoires séparatistes « au motif d’y protéger » les habitants, auxquels la Russie a distribué des centaines de milliers de ses passeports.

Les troupes russes pourraient « tenter de pénétrer plus loin dans le territoire ukrainien », a ajouté le service de renseignement dans un communiqué.

Coup de fil États-Unis-Russie

Un responsable de la présidence ukrainienne, Roman Machovets, a suggéré durant une rencontre avec le représentant de l’Otan en Ukraine d’organiser des manoeuvres militaires et des patrouilles aériennes conjointes pour « stabiliser la situation dans la région ».

Témoignant de la préoccupation croissante des États-Unis, le chef d’état-major des armées américaines, le général Mark Milley, s’est entretenu mercredi avec le chef d’état-major russe Valéri Guérassimov, et avec le commandant en chef des forces armées ukrainiennes Rouslan Khomtchak.

Ce dernier avait dénoncé plus tôt « une menace pour la sécurité militaire » ukrainienne, affirmant que les séparatistes comptaient 28 000 combattants et « plus de 2000 instructeurs et conseillers militaires » russes.

Moscou a toujours nié avoir eu des hommes ou des armes sur le terrain. M. Peskov a réaffirmé jeudi que « les militaires russes » n’avaient « jamais pris part » à cette guerre. 

Le Pentagone a quant à lui indiqué cette semaine que les forces américaines en Europe avaient été placées en phase de surveillance renforcée contre une « crise imminente potentielle » et que les États-Unis avaient évoqué les tensions en Ukraine avec leurs partenaires de l’Otan.

Moscou impute la flambée des violences dans l’est de l’Ukraine aux autorités de Kiev, les accusant de faire échouer les efforts de paix en refusant le dialogue avec les séparatistes.

La guerre en Ukraine, qui a fait plus de 13 000 morts, a commencé en 2014 après l’annexion de la Crimée, dans la foulée d’un mouvement pro-occidental à Kiev que Moscou voulait à tout prix éviter.

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