La mairesse de Montréal, Valérie Plante, proposera une déclaration afin que la Ville signe le traité de non-prolifération des énergies fossiles. Une mesure «symbolique», mais qui devrait être accompagnée de gestes forts, selon Greenpeace Canada.
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«C’est évident qu’ici, à Montréal, on n’exploite pas. Ceci étant dit, je pense que c’est un geste symbolique, mais important», a reconnu la mairesse Plante.
Elle estime néanmoins que l’éventuelle signature du traité enverra un message «clair» sur l’importance de l’environnement et de la lutte contre les changements climatiques. Cela, alors que 86% des gaz à effet de serre proviennent des énergies fossiles.
Jusqu’à maintenant, 43 villes ont signé le traité, dont celles de Toronto, Los Angeles, Barcelone et Paris. En mars 2021, quelque 2000 scientifiques avaient uni leur voix afin de proposer cette initiative, dans l’objectif d’avoir un plan mondial et de mettre de la pression sur les gouvernements.
La déclaration de la Ville de Montréal devra d’abord être votée lundi après-midi lors de la réunion du conseil municipal. Il s’agit toutefois d’une formalité, alors que le parti de Mme Plante y détient la majorité.
«C’est important d’envoyer un message et qu’on se rassemble pour dire à l’ensemble des gouvernements comment on souhaite que la transition écologique soit menée le plus rapidement et avec le plus de sérieux possible», a réitéré Mme Plante.
Elle espère que le geste de Montréal incitera d’autres municipalités à suivre l’exemple et poussera le gouvernement à en faire davantage.
Par ailleurs, la Ville organisera le 3 mai prochain un sommet sur le climat afin de réfléchir à des gestes concrets pour l’environnement. Un événement que l’administration Plante souhaite voir revenir de façon annuelle.
Du côté de l’opposition officielle, on juge que le geste est «bien», mais insuffisant.
«La mairesse fait beaucoup de demandes aux autres paliers de gouvernement, mais en ce qui concerne ce qui arrive ici, comme la crise du recyclage ou la décontamination des sols, il n’y a pas d’avancement», a rappelé Stéphanie Valenzuela, conseillère municipale pour Ensemble Montréal.
Pour Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace Canada, il s’agit d’une «excellente» nouvelle, même si la signature est d’abord et avant tout symbolique.
«D’avoir une ville comme Montréal qui joint sa voix à plusieurs autres villes, ça vient aider à la compréhension de l’importance de ne plus exploiter de nouveaux gisements pétroliers et gaziers. C’est ce que la science demande, et ça vient amplifier ce signal», a-t-il pondéré.
Malgré tout, il estime que la Ville devrait aller plus loin et poser des «gestes forts» pour lutter contre les changements climatiques.