Montembeault sera le partant pour les deux prochains matchs du Rocket: «Sam a besoin de recevoir des rondelles», a indiqué Pascal Vincent

Jonathan Bernier
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C’est avec le cœur rempli d’espoir et de bonnes intentions que Samuel Montembeault a rejoint le Rocket de Laval, mardi soir.
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Se relevant d’un terrible virus et n’ayant vu de l’action que pendant 40 minutes depuis le 2 décembre, il espère que les deux matchs qu’il disputera, jeudi et samedi à Cleveland, lui permettront de remettre sa saison sur les rails.
Évidemment, c’est également le souhait de l’organisation qui voit dans ce court séjour une belle occasion pour le gardien de Bécancour de rebâtir sa confiance.
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— Rocket de Laval (@RocketLaval) December 17, 2025
«On veut qu’il retrouve ses paramètres. Il arrive ici dans un environnement qui lui est familier. Il connaît plusieurs joueurs. Il connaît l’entraîneur des gardiens», a énuméré Pascal Vincent, en vidéoconférence.
«On veut qu’il voie des rondelles. Tu peux pratiquer autant que tu veux, ça n’équivaut pas à un match», a ajouté l’entraîneur-chef du Rocket. «Jouer deux matchs dans la Ligue américaine, ça va l’aider.»
«Difficile à battre»
Malgré un début de saison difficile, au cours duquel il n’a remporté que cinq matchs en 15 présences, et présenté une moyenne de buts alloués de 3,65 ainsi qu’un taux d’efficacité de 0,857, c’est un Montembeault serein qui s’est présenté au groupe d’entraîneurs du Rocket et qui a pris part à un premier entraînement avec ses coéquipiers de la Ligue américaine.
«Mentalement, il est dans une bonne place. Il sait que l’organisation veut son bien. On est persuadé que c’est le bon processus. Aujourd’hui, il a travaillé fort à l’entraînement», a raconté Vincent.
L’entraîneur-chef du Rocket raconte avoir rapidement eu un premier entretien avec son poulain temporaire. Il en a profité pour lui soumettre des arguments qui allaient lui permettre de recommencer à bâtir sa confiance avant même d’avoir enfilé ses grosses jambières.
«Je lui ai dit que quand je coachais à Columbus et qu’on jouait [contre] le Canadien, on n’était pas très heureux de le voir devant le filet. Il était difficile à battre», a-t-il mentionné.
Et si ça allait mal?
Bien que Vincent ait soutenu que la direction du Canadien avait pris une bonne décision et que tout allait être mis en œuvre pour que Montembeault se retrouve dans un environnement où il pourra connaître du succès, il n’y a aucune garantie que tout se passera comme sur des roulettes.
Il serait surprenant que ça se produise, mais qu’arriverait-il si ça devait mal se passer?
«Qu’il ait un blanchissage ou qu’il donne trois ou quatre buts, ça n’aura pas [d’]impact sur la façon dont il peut jouer. Le résultat, ce n’est pas le but de l’exercice», a-t-il dit. «Sam a besoin de recevoir des rondelles, il a besoin d’être placé dans des situations de match, de faire des arrêts, de communiquer autour de son filet.»
Pour appuyer son propos, Vincent a rappelé le match qu’avait disputé Carey Price avec le Rocket, à l’aube des séries 2021 de la LNH.
Venu chasser la rouille à la suite d’une longue période d’inactivité de cinq mois, Price avait accordé deux buts rapides aux Marlies de Toronto en route vers un revers de 2 à 0.
Ça ne l’avait pas empêché de mener le Canadien à la finale de la coupe Stanley dans les semaines suivantes.