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Montembeault doit saisir sa chance

Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2023-12-07T01:57:21Z

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Mon patron Denis Poissant a le sens de l’humour. «Le Canadien t’a écouté, c’est Samuel Montembeault qui sera devant le filet contre les Kings», m’a-t-il annoncé aujourd’hui. Quand je vous dis qu’il aime plaisanter, vous voyez!

Je n’ai jamais eu la prétention d’être un influenceur. Le mot me déplaît pour commencer. Surtout en cette ère des réseaux sociaux où bien du monde essaie d’avoir son petit moment de gloire. 

Comme ce sordide individu, notamment, qui a véhiculé que Corey Perry avait eu une aventure avec la mère de Connor Bedard.

Il faut vraiment avoir l’esprit tordu!

Voilà pour ma montée de lait.

Comme je le disais, donc, mon rôle de chroniqueur qui consiste à commenter les faits et gestes dans le monde du sport, particulièrement chez nos équipes sportives locales.

La décision de Martin St-Louis de faire appel à Montembeault pour le match contre les Kings s’imposait d’elle-même. Le gardien de Bécancour fait la démonstration depuis le début de la saison qu’il est supérieur à Jake Allen et à Cayden Primeau.

Si on veut voir ce qu’il est capable d’accomplir sur une longue période, ce n’est pas en l’utilisant tous les trois matchs qu’on le saura. Il doit être envoyé dans la mêlée deux rencontres sur trois.

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Qu’on lui donne le filet et on sera en mesure de juger.

Le Canadien n’a rien à perdre.

Montembeault, quant à lui, a tout à gagner. Il doit saisir sa chance et mener les siens aussi loin que possible.

Préserver l’espoir

Car au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, le Tricolore est à seulement deux points d’une place dans les séries au moment où ces lignes sont écrites. On a beau penser que le CH ne sera pas dans la course encore bien longtemps, ses dirigeants ont le devoir de maintenir l’espoir chez leurs partisans. 

Au prix que ça coûte, assister à un match au Centre Bell et se faire photographier avec Youppi!, le Canadien doit y aller avec le gardien et les joueurs qui lui donnent les meilleures chances de victoire. Le sort d’Allen et de Primeau passe en deuxième.

Tout d’un coup que Montembeault nous surprendrait comme José Théodore l’avait fait lors de la saison 2001-2002.

Vous vous souvenez?

Le Canadien était dans la même situation que l’équipe actuelle. Pire encore, il venait de rater les séries trois fois de suite.

Comme si ce n’était pas assez, un grand malheur s’était abattu sur l’équipe à quelques jours du début du camp d’entraînement. Un cancer avait commencé à se manifester dans l’organisme de Saku Koivu à bord de l’avion qui le ramenait à Montréal.

Sa vie était en danger.

Pour le remplacer, André Savard avait embauché Doug Gilmour qui, à 38 ans, n’était plus un poulain du printemps. Dans l’esprit de tout le monde, le Canadien filait vers une quatrième exclusion consécutive des séries éliminatoires.

Le 1er décembre, Donald Audette, qui avait été obtenu des Stars de Dallas une dizaine de jours plus tôt, subit de profondes lacérations au poignet gauche, conséquence d’un coup de patin accidentel de Radek Dvorak des Rangers de New York.

Mais l’équipe n’a pas flanché malgré ses nombreuses carences.

Le premier marqueur de l’équipe fut Yanic Perreault, qui avait amassé 56 points en 80 matchs. Seuls Oleg Petrov (24), Richard Zednik (22) et Perreault (27) atteignirent le plateau des 20 buts. 

Une quarantaine de joueurs passèrent par Montréal. Mais grâce au brio de Théodore, le Canadien, piloté pour une deuxième saison par Michel Therrien, mérita une place en séries et écarta au premier tour les Bruins, premiers dans l’Association de l’Est et deuxièmes au classement général.

Ça, c’est pour embellir l’histoire.

Mais rappelons-nous que l’espoir fait vivre.

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