Tous les résultats
Publicité

Mont Everest: «C’était beaucoup plus qu’une ascension cette fois-ci».

Photo courtoisie Lopsang Sherpa
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2026-05-31T04:00:00Z

Partager

Deuxième femme sur la planète à atteindre le sommet du mont Everest en 2005, Shaunna Burke a retiré une bien plus grande satisfaction de sa deuxième réussite.

Avec cette deuxième ascension, elle voulait transmettre un message d’espoir. « Je voulais inspirer les gens atteints du cancer afin qu’ils gardent espoir, raconte-t-elle au sujet de ses motivations. Il faut que les gens continuent de vivre et qu’ils n’abandonnent pas. L’attitude est super importante. Je suis plus fière de cette deuxième ascension. »

Tout en suivant une préparation rigoureuse, elle menait parallèlement une campagne de financement pour amasser des fonds pour la lutte contre le cancer. « C’était beaucoup plus qu’une ascension cette fois-ci, explique-t-elle. Je veux amasser des fonds pour les patients et leur famille. J’ai atteint 30 000 livres sterling (56 000 $) jusqu’à présent et mon objectif est de me rendre à 50 000 (90 000 $). À mon retour en Angleterre, je vais donner des conférences, et je pense que les sommes vont continuer de rentrer. »

Les fonds amassés vont au Macmillan Cancer Support, le plus grand centre de traitement du cancer en Angleterre. La campagne de sociofinancement s’intitule Dying to Climb.

Besoin d’un nouveau défi

Sa première ascension avait une tout autre signification. « La première fois, je l’ai fait uniquement pour moi, résume-t-elle. J’étais jeune [29 ans] et je me cherchais un autre défi physique. J’ai aimé gravir l’Himalaya et je voulais par la suite monter toutes les montagnes. Cette fois-ci, je l’ai fait pour les autres. »

Publicité

Présente sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram, Mme Burke précise avoir reçu un nombre incalculable de messages d’encouragement. « Des femmes me disaient qu’elles avaient perdu leur mère et de grimper l’Everest en sa mémoire. Ces messages touchants m’ont inspirée. Il y a une belle communauté qui me suit, et je vais vivre beaucoup d’émotion quand je vais retrouver mes amies à mon retour. »

Des projets plein la tête

À son retour à la maison, la professionnelle de la santé de l’Université Leeds en saura plus sur l’évolution de son cancer. « Je vis d’un scan à l’autre, souligne-t-elle. J’ai passé une résonance magnétique avant de partir et j’aurai les résultats à mon retour. On m’a retiré les ovaires et des tumeurs au foie en plus de la double mastectomie. Je suis suivie de près, et je me sens bien. »

Mme Burke n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. « J’aimerais gravir les montagnes les plus élevées des sept continents. J’en ai fait quatre jusqu’à présent. J’aimerais aussi gravir les 14 sommets de 8000 m et plus dans le monde. »

Des parents inquiets

Ses parents qui habitent toujours à Montréal s’inquiètent pour leur fille, mais Mme Burke s’est assurée de garder le contact pendant son aventure. « C’est certain qu’ils sont inquiets, précise celle qui revient au Québec deux fois par année, mais ils me connaissent. Ils sont habitués que je fasse des choses du genre. Ce n’est pas facile, mais je leur parle du camp de base pour les tenir informés. Il s’agit d’une autre différence importante de 2005, alors que les communications sont maintenant plus faciles. »

Publicité
Publicité