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Mondial junior: les États-Unis sont champions

Getty Images via AFP
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2025-01-06T03:33:20Z

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OTTAWA | Les États-Unis l’ont fait. Pour la première fois de leur histoire, ils sont les doubles champions du Championnat mondial de hockey junior.

Teddy Stiga a inscrit le but victorieux à mi-chemin de la première période de prolongation pour permettre aux Américains de quitter Ottawa avec la médaille d’or au cou, grâce à une victoire de 4-3.

Ils mettaient ainsi un point d’exclamation à deux ans de domination pour ce groupe, majoritairement de joueurs nés en 2005, qui n’auront finalement perdu qu’un seul match en deux ans au Mondial junior.

«Tout ce groupe a mis de côté ses objectifs personnels pour le bien de l’équipe. Je suis vraiment fier d’eux. Ils seront maintenant liés à jamais», résumait l’entraîneur-chef David Carle, qui était aussi derrière le banc de la formation l’an dernier.

Stiga, le héros qu’on n’attendait pas

Peu de gens avaient parié sur Teddy Stiga pour inscrire le but en or, pour les Américains. L’attaquant de 18 ans avait entamé le tournoi dans les gradins, pour les Américains.

Il a par la suite disputé les six matchs suivants des Américains, dans un rôle de soutien. Son but en prolongation a d’ailleurs été inscrit... sur son premier tir du tournoi!

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«Tu essaies de trouver ton rôle, a-t-il mentionné. J’essayais de faire ce que je pouvais pour aider l’équipe à gagner et ce n’était pas toujours en inscrivant des points au tableau. Je pense que d’être récompensé avec le but gagnant, c’est plutôt cool», avouait le héros du match, médaille d’or au cou.

«Il donne tout chaque fois qu’il saute sur la patinoire, ajoutait l’attaquant James Hagens, son coéquipier avec Boston College dans la NCAA. C’est l’un des gars qui travaillent le plus fort dans ce vestiaire et ç’a payé aujourd’hui.»

Un match en deux temps

Honnêtement, on ne semblait pas se diriger vers une autre conquête américaine, lors de la première moitié du match. Seule équipe à avoir battu les Américains dans le tournoi préliminaire, la Finlande a semblé avoir toutes les réponses, pendant que les États-Unis étaient méconnaissables.

Désorganisés et visiblement nerveux, les Américains ont concédé le premier but aux Finlandais après avoir laissé Jesse Kiiskinen complètement seul dans l’enclave.

Plus acharnés et structurés, les Finlandais se sont forgé une avance de 3-1 en deuxième période, et on sentait les États-Unis de plus en plus frustrés. Parlez-en au capitaine Ryan Leonard, qui a multiplié les acrobaties afin de tenter d’attirer une pénalité sur lui.

Puis, tout a basculé. L’attaquant Brandon Svoboda a dirigé un tir au but, qui a dévié sur un défenseur finlandais avant de battre Petteri Rimpinen.

Les vrais Américains de retour

Et, soudain, on a revu la formation américaine qui avait dominé le Canada en quarts de finale et qui n’avait fait qu’une bouchée des Tchèques en demie. En quête de plus de production offensive, l’entraîneur-chef David Carle a effectué quelques ajustements payants. Il a notamment envoyé davantage le dangereux franc-tireur Cole Eiserman sur la patinoire, à cinq contre cinq, puis jumelé ses deux gros canons offensifs à l’arrière, Zeev Buium et Cole Hutson, au sein du même duo.

Et ç’a porté ses fruits puisque c’est Hutson qui a créé l’égalité avant la fin de la deuxième grâce à un tir précis, ce qui lui permettait alors de s’emparer seul du premier rang des pointeurs de la compétition.

«On savait, après avoir égalé le match, que c’est nous qui allions gagner ça, a assuré Gabriel Perreault. Je suis content pour notre groupe de 2025, on est une dynastie.»

Perreault a d’ailleurs été nommé sur l’équipe d’étoiles du tournoi, en compagnie de son coéquipier Ryan Leonard, qui a également reçu le titre de joueur par excellence. L’attaquant Jakub Stancl, les défenseurs Cole Hutson et Axel Sandin Pellikka et le gardien Petteri Rimpinen ont complété la formation d’étoiles votée par les membres des médias.

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