Mondial junior: la passion de Mason McTavish
L’attaquant a demandé aux Ducks de le laisser participer au Mondial junior


Kevin Dubé
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EDMONTON | Mason McTavish est un peu l’intrus, dans le vestiaire canadien. Et ce n’est pas péjoratif, bien au contraire.
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C’est que la très grande majorité des joueurs ayant son profil, qui étaient au Mondial junior en décembre avant que le tournoi soit annulé, ont décidé de faire l’impasse sur la reprise de l’événement afin de se concentrer sur leur préparation en vue des camps d’entraînement dans la LNH qui débutent bientôt.
McTavish, troisième choix au total du repêchage de 2020 par les Ducks d’Anaheim, ne voyait pas la situation de cette façon. C’est lui qui fait pression sur la formation de la Californie afin qu’ils lui permettent de vivre ce tournoi, avant de faire le saut chez les professionnels.
«Être ici, ça veut dire tellement pour moi. Je ne serais pas là si je ne le voulais pas. Ce que j’aime le plus au monde, c’est jouer au hockey et affronter les meilleurs au monde. De plus, ce sera une bonne façon de me préparer pour le prochain camp des Ducks. Il n’y a pas de meilleur hockey qui se joue en ce moment.»
UNE LONGUE SAISON
Il faut l’avouer, le joueur de centre ontarien avait toutes les raisons du monde d’imiter ses pairs et de refuser l’invitation de Hockey Canada. C’est que la dernière saison n’a pas été de tout repos pour lui.
Entre son début de saison avec les Petes de Peterborough et la transaction qui l’a envoyé aux Bulldogs de Hamilton avec qui il a remporté le championnat de la ligue et participé au tournoi de la Coupe Memorial, il a aussi représenté le Canada lors des derniers Jeux olympiques de Pékin.
«J’ai vécu plusieurs expériences différentes. Ça m’a permis d’entrer dans différents vestiaires, de rencontrer de nouveaux gars, de vivre un échange. Ça fait partie du sport et comme j’ai dit, c’est ce que j’aime faire dans la vie.»
Il n’a toutefois pas caché qu’il a fallu qu’il traite son corps aux petits oignons cette année afin de lui permettre d’encaisser la rigueur de cette saison chargée.
«Je passe beaucoup de temps dans la salle de traitement afin de m’assurer que tout va bien. J’essaie de prendre soin de mon corps du mieux que je peux et de m’assurer de prévenir plutôt que guérir.»
CAPITANAT ET PRESSION
Toutes ces expériences ont probablement rendu la tâche des dirigeants de Hockey Canada facile lorsque fut le temps de nommer un capitaine.
«Je prends ce rôle avec beaucoup d’humilité, a-t-il reconnu. C’est certain que ça vient avec un peu de pression mais je suis chanceux d’avoir plusieurs autres bons leaders dans le vestiaire. Tous les gars sont des meneurs dans leurs équipes respectives alors ça rend mon travail plus facile. En plus, le personnel d’entraîneurs fait un travail remarquable.»
Lors des deux matchs de l’équipe canadienne avant que le tournoi soit annulé, McTavish avait récolté trois buts et deux aides pour cinq points.