«Mon sac est prêt, la voiture est pleine d’essence»: des Québécois vivant à Los Angeles sont sur le qui-vive
Prêts à être évacués ou à venir en aide aux sinistrés des incendies qui ravagent la ville américaine
Hugo Duchaine et Clara Loiseau
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Des Québécois vivant à Los Angeles sont sur le qui-vive, prêts à évacuer ou à venir en aide aux sinistrés face aux puissants incendies qui ont réduit en cendres des quartiers entiers de leur ville.
Prêt à prendre la fuite
«Mon sac est prêt, la voiture est pleine d’essence», explique l’acteur Jean-François Poirier à Los Angeles, prêt au pire.

Sa maison dans la vallée de San Fernando est toujours épargnée par la catastrophe, mais le secteur où il vit, derrière l’iconique panneau Hollywood, est encerclé de brasiers dans les montagnes avoisinantes.
«Ça se propage de chaque côté un peu partout», dit-il, ajoutant néanmoins qu’une bonne distance sépare toujours «la vallée» de ces incendies ravageurs. Mais il se dit prêt s'il doit partir, avec sa copine et son chien, en plus d'avoir gardé une place dans sa voiture pour sa voisine âgée, au besoin.
Le ciel est noir et les forts vents ont notamment arraché sa clôture. Celui qui vit à Los Angeles depuis sept ans a aussi préparé des sacs de vêtements à donner aux nombreux sinistrés.

Des cendres partout
De la cendre recouvre désormais l’auto, le balcon et la maison d’une Québécoise à Los Angeles, vivant à plus de 20 kilomètres des brasiers destructeurs des derniers jours.

«C’est interminable, souffle Evelyne Ouellet, à propos des incendies qui brûlent depuis maintenant trois jours. Des communautés au complet sont détruites.»
Elle accueille une amie chez elle, qui a notamment dû fuir les flammes. «Je connais juste du monde qui héberge d’autres personnes», poursuit-elle.

La courtière immobilière n’habite heureusement pas dans une zone à risque, à Hermosa Beach, mais toutes les portes de sa maison sont fermées, ce qui est inhabituel à Los Angeles, dit-elle.
À cinq minutes de chez elle
Une Québécoise qui étudie à Los Angeles se prépare à évacuer à tout moment alors qu’un incendie s’est déclaré mercredi à seulement cinq minutes de chez elle.
«C’est très stressant, lance Alyson Bouffard, âgée de 27 ans. Il n’y a encore aucun feu de maîtrisé, malgré toutes les ressources qui sont déployées.»

L’étudiante en sociologie politique à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) est prête à s’enfuir dès que l’ordre sera lancé.
Depuis mardi, Los Angeles, où elle vit depuis septembre, a des airs d’apocalypse qui lui rappelle le début de la pandémie. «C’était la folie dans les magasins», raconte-t-elle, ajoutant que les autorités ont trop tardé à informer la population de l’ampleur des incendies.

Même son université était sous le feu des critiques mercredi, puisque les cours n’avaient toujours pas été annulés. C’est finalement mercredi soir que la décision a été prise de suspendre certaines activités et de mettre des cours en ligne.
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