Mon cœur s’emballe pour les Alouettes


Marc Calixte
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Même si j’ai joué l’ensemble de ma carrière dans la Ligue canadienne de football avec les Stampeders, de 2003 à 2012, mon cœur est maintenant avec les Alouettes. La raison est simple: je veux que mes enfants vivent des championnats à Montréal, comme ce fut le cas, l’an dernier, avec la conquête de la Coupe Grey.
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Je conserve néanmoins chez les Stampeders, qui sont de passage au stade Percival-Molson samedi, un ancien coéquipier toujours actif: le seul et unique René Paredes.

Je lève d’ailleurs mon chapeau à ce fameux botteur qui, à 39 ans, continue de faire sa marque dans la LCF. Encore samedi dernier, «Monsieur Paredes» a tranché le débat en faveur des Stampeders avec un placement de 52 verges en prolongation pour permettre à Calgary de battre les Blue Bombers de Winnipeg.
Je me souviens encore quand René était débarqué avec les Stampeders, en 2011. Randy Chevrier et moi l’avions accueilli. J’adore ce joueur qui, soit dit en passant, est originaire de Pierrefonds. Il est spécial, humble et terre à terre.
Puisqu’il est question d’un botteur des Stampeders, je tiens à profiter de cette chronique pour saluer la mémoire de Burke Dales. Celui qui s’occupait des dégagements lors de notre championnat avec les Stampeders en 2008 est tristement décédé dans son sommeil en janvier dernier. Il n’avait que 46 ans. Mes pensées accompagnent sa famille, ses proches et ses amis.
Une question de préparation
Mon cœur est donc avec les Alouettes, même si j’ai encore de l’affection pour l’organisation des Stampeders. À propos du club montréalais, j’ai tendance à m’emballer à la suite de ces quatre victoires en autant de matchs, mais je m’efforce de suivre le tout d’un œil extérieur avec la même philosophie que l’entraîneur-chef Jason Maas. Une saison de la LCF est un marathon et il faut y aller match par match. Pour Maas, chaque partie semble représenter un championnat à gagner et il s’y prépare de façon magistrale.
Lors du dernier match à Toronto, les Alouettes ont fait preuve d’audace, mais n’allez pas croire que les surprises réservées à l’adversaire, dont la passe de Caleb Evans à Cole Spieker sur un troisième essai et une verge à franchir, ne sont pas finement préparées à l’entraînement. C’était de toute beauté! Maas est celui qui appelle les jeux, mais le coordonnateur offensif Anthony Calvillo a probablement rapporté à l’entraîneur-chef ce qu’il a observé de la défensive des Argonauts avant qu’on opte pour ce jeu.
Je m’efforce à ne pas trop m’emballer, mais je vois mal comment les Alouettes peuvent ne pas finir en tête de la division Est. Ça va être difficile de déloger Montréal, surtout avec une autre victoire contre les Argonauts, le 11 juillet, au stade Percival-Molson. D’ici là, il y a toutefois une autre partie importante à remporter, ce samedi, face à René Paredes et les Stampeders.
Propos recueillis par Benoît Rioux