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Mon cœur ET ma tête sont avec le Canada

Photo AFP
Photo portrait de Michel Therrien

Michel Therrien

2025-02-20T00:00:00Z

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Quel tournoi nous avons à la Confrontation des 4 nations! J’avais hâte au match de samedi dernier et j’attends avec autant d’impatience celui de jeudi. 

Nous aurons droit à la finale de rêve, celle que nous souhaitions tous. Jusqu’ici, cette compétition répond aux attentes grâce à la grande rivalité Canada-États-Unis et la présence de la plupart des meilleurs hockeyeurs au monde. L’animosité en hausse fait grimper le niveau de jeu et tout le monde – joueurs, entraîneurs, partisans – en sort gagnant, mais encore plus le hockey qui bénéficie de toute une promotion. C’est un événement rassembleur et les cotes d’écoute le prouvent. L’émotion est à son paroxysme et nous, en tant qu’amateurs, il faut en profiter. Revivrons-nous cela, même aux Jeux olympiques l’an prochain?

Maintenant, j’espère que nous ressentirons autant d’intensité que le weekend passé. Côté prédiction, je dirai que mon cœur ET ma tête sont avec l’équipe canadienne. Je ne parierai jamais contre Sidney Crosby. Ayant eu la chance de le côtoyer, je peux rappeler qu’après la défaite en finale de la Coupe Stanley des Penguins de Pittsburgh en 2008, il affirmait qu’il est nécessaire d’apprendre à effectuer les bons jeux au moment crucial. À son jeune âge, il savait déjà cela à l’époque; et l’année suivante, sa formation a enlevé les grands honneurs. C’est le leader de notre génération.

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Puis, même s’il dispute un bon tournoi, Connor McDavid a beaucoup à prouver. Le Canada mise donc sur le meilleur meneur et le meilleur joueur dans son effectif, sans oublier Nathan MacKinnon. Toutefois, il faut faire attention aux Américains en dépit de leurs blessures. Ils ont des joueurs talentueux et un excellent gardien en Connor Hellebuyck. Fera-t-il la différence? On doit souligner qu’il affiche des statistiques similaires à celles de Carey Price quand il était au sommet.

Source de motivation?

Dans le camp canadien, la défaite encaissée samedi pourrait servir de motivation supplémentaire. Les gars sont des athlètes fiers et personne à l’intérieur du vestiaire n’a envie de perdre une deuxième fois face aux États-Unis. La foule de Boston sera certes derrière son équipe, qui aura un léger avantage en ayant le dernier changement, entre autres. Néanmoins, gagner une partie décisive au TD Garden est faisable : en 2014, le Canadien de Montréal que je dirigeais a remporté un match 7 chez les Bruins.

Par ailleurs, je prévois un début de rencontre plus calme cette fois. Si j’étais à la place de l’entraîneur-chef Jon Cooper, j’amorcerais l’affrontement avec le trio de Crosby. Je vois très mal les frères Tkachuk commencer à vouloir s’en prendre à Sidney. Dans le cas contraire, ils risquent de perdre le respect de l’ensemble de la Ligue nationale, tout en faisant augmenter l’intensité dans le clan adverse.

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