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Nord de l’Île-des-Sœurs: moins de logements, plus de verdure et d’alternatives à l’auto

Elsa Iskander

2020-11-10T22:59:09Z

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Le nombre de nouveaux logements que pourrait accueillir la partie nord de l’Île-des-Sœurs a été revu à la baisse, passant de 3700 à 2950, dans le Plan particulier d’urbanisme (PPU) dévoilé mardi par l’administration municipale à Montréal. 

Une hauteur maximale de 78 mètres ou 25 étages est préconisée pour les immeubles, dans la nouvelle mouture du PPU qui sera déposé la semaine au Conseil municipal de la Ville de Montréal. La hauteur permise serait moins élevée dans les endroits résidentiels qu’aux abords de la future station du Réseau express métropolitain (REM) et des autoroutes.

L’implantation d’une station du REM «crée un engouement pour le développement immobilier dans le secteur», expliquent des documents de la Ville. Le nouveau pont Samuel de Champlain est un autre projet d’infrastructure majeur qui façonne cette portion du territoire.

«Il est important d'encadrer le développement à venir à la suite de l'implantation d'une station du Réseau express métropolitain dans le secteur, afin de s'assurer qu'il demeure un quartier à échelle humaine. Le PPU permet de planifier avec plus de précision certains secteurs qui nécessitent une attention particulière», a déclaré mardi Éric Alan Caldwell, responsable de l'urbanisme au comité exécutif de la Ville.

Verdissement et moins d’autos

Augmenter le verdissement et la place accordée aux transports actif et collectif sont aussi des volontés exprimées dans le PPU. On y prévoit un taux de verdissement de 35 % du territoire, excluant les toitures vertes. On encourage également les promoteurs à faire des stationnements souterrains plutôt qu’en surface et à verdir les espaces non construits.

La Ville veut aussi «maximiser les liaisons piétonnes, cyclables et par autobus avec la station Île-des-Sœurs du REM, nouvelle porte d’entrée en transport collectif». Des façons d’améliorer la desserte du secteur par le réseau de bus devront être examinées avec la Société de transport de Montréal.

«Les aménagements du secteur de la partie nord ont généralement été conçus en fonction de l’usage de l’automobile. Sans nier les avantages de l’utilisation de cette dernière, particulièrement dans le contexte insulaire limitant les accès, il est souhaité d’améliorer grandement les transports actifs (marche, vélo) et collectifs (autobus, navettes, REM), qui sont aujourd’hui déficients et ne correspondent pas tout à fait aux principes d’un secteur de développement de type TOD (transit-oriented developpement)», peut-on lire dans le PPU de novembre 2020.

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