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Mode de scrutin: Legault «profite du système», dit GND

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, lors d'une mêlee de presse au terme de sa rencontre avec le maire de Laval, Stéphane Boyer.
Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, lors d'une mêlee de presse au terme de sa rencontre avec le maire de Laval, Stéphane Boyer. Photo: Marc-André Gagnon
2022-09-29T22:05:40Z

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François Legault préfère défendre le mode de scrutin actuel parce qu’il « profite du système », regrette le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.  

Le chef caquiste, qui faisait campagne À Rouyn-Noranda, jeudi, a évoqué la possibilité de relancer le processus de réforme du scrutin, non pas dans un prochain mandat, mais « à long terme ». 

« Je continue à penser qu’à long terme, c’est quelque chose qu’il va falloir envisager », a-t-il indiqué, après que le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon ait laissé entendre que les électeurs insatisfaits du statu quo pourrait prendre la rue. 

« Il y a des avantages et des désavantages à chacun des modes de scrutin », a relativisé le premier ministre sortant, qui répète jour après jour qu’une réforme du mode de scrutin ne fait pas partie des priorités des Québécois. 

En 2018, François Legault s’était engagé à réformer le mode de scrutin pour une proportionnelle. 

Ne rien exclure

« Il ne faut rien exclure à long terme car les Québécois veulent que les partis travaillent plus ensemble. Je n’ai pas changé d’idée », a-t-il assuré. 

Le premier ministre sortant a convenu qu’il pourrait y avoir une distorsion du vote le 3 octobre prochain et faire en sorte qu’un parti qui récolte pourtant l’appui de 15% du vote n’ait pas ou peu de députés élus.   

« C’est arrivé dans le passé, souvenez-vous de René Lévesque en 70-73, c’était arrivé qu’il avait eu un grand pourcentage et peu de député. C’est notre système, malheureusement, qui a des désavantages, mais qui a d’autres avantages sur la stabilité des gouvernements et la capacité de faire des changements qui sont nécessaires dans notre société », a fait valoir le chef de la CAQ.   

Le statu quo « fait son affaire »

« C’est l’argument de quelqu’un qui profite du système », a rétorqué Gabriel Nadeau-Dubois. 

Sans vouloir s’avancer sur les résultats de l’élection, le co-porte-parole de Québec solidaire n’écarte pas que le scénario de 2018 se reproduise. 

« Au dernier scrutin, François Legault a bénéficié d’une majorité des sièges, alors qu’il n’a pas eu la majorité des votes », a rappelé M. Nadeau-Dubois. 

« Donc quand le système fait ton affaire, tu le défends. C’est ça que fait François Legault. Le mode de scrutin actuel l’a favorisé en 2018, alors il se dit : "ouais finalement, ce n’est peut-être pas si important que ça de le changer". Comme Justin Trudeau l’a fait, comme tant de gouvernements l’ont fait dans les dernières années. » 

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