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Mitch Marner et la théorie de la Fiat 500

Il s'efface quand les Leafs ont le plus besoin de lui

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-04-25T16:10:04Z

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Notre journaliste pose un regard un peu différent sur les séries éliminatoires.

Mitch Marner est un élément important des Maple Leafs de Toronto, mais quand arrivent les séries éliminatoires, il n’est plus le même homme.

Le Toronto Sun a tapé fort sur le jeune homme de 26 ans mercredi en lui consacrant une première page mesquine où on le qualifie essentiellement de fantôme.

En vidéo principale: la pression à Toronto, c'est autre chose, explique Marc-André Perreault à JiC

C’était bête et méchant, surtout que cette une arrivait juste après que les Leafs eurent remporté le second match de leur série face aux Bruins pour créer l’égalité 1 à 1. C’était aussi à quelques heures du troisième match.

Les joueurs disent toujours qu’ils ne lisent pas les journaux et les réseaux sociaux. Dans le cas de Marner, on lui souhaite que ce soit vrai.

Ça fait déjà quelques années qu’on lui tape sur la tête le printemps parce qu’il ne produit pas autant qu’en saison régulière. Et avec une seule passe en trois rencontres jusqu’à maintenant, on est reparti pour un autre tour.

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Chiffres à la baisse

Effectivement, les statistiques donnent raison aux dénigreurs de Marner. En saison régulière, l’ailier droit amasse en moyenne 1,11 point par match, soit 0,34 but et 0,77 passe.

Sa production chute à 0,91 point par match en séries et ce sont les buts qui en souffrent le plus avec une baisse à 0,19 par rencontre tandis que les passes sont près de son rendement en saison régulière à 0,72.

Pourtant, quand on regarde les cinq premiers marqueurs des Leafs en saison régulière – Marner a terminé au 3e rang cette année – on se rend compte que quatre d’entre eux voient leurs statistiques régresser en séries.

Le premier, Auston Matthews, passe de 1,16 point par match à 0,87 et sa production de buts passe de 0,66 à 0,43. Second, William Nylander est près de sa moyenne annuelle (0,88 point par match contre 0,8) tandis que John Tavares connaît aussi une baisse en passant de 0,94 point par match en saison à 0,78 en séries.

Seul le cinquième marqueur, Morgan Rielly, améliore sa récolte une fois le printemps arrivé alors que sa moyenne de point par match passe de 0,6 à. 0,72 et ce sont surtout des buts puisque qu’il produit à rythme de 0,1 but par match lors du calendrier régulier et que sa production augmente à 0,21 en séries.

Comment on explique ça? Par le jeu plus serré dans les séries, bien sûr, mais surtout, par un effondrement collectif qui ne repose pas uniquement sur les épaules de Marner. Après tout, les Leafs n’ont atteint la seconde ronde des séries que deux fois depuis la saison 2003-2004.

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Pas seul

On a beau penser tout le mal qu’on veut de Marner ou des Leafs, il n’est pas le seul joueur de talent à ralentir quand les séries commencent.

Prenez l’exemple de Joe Thornton, sûrement un futur membre du Temple de la renommée. En saison, il produisait à un rythme de 0,9 point par rencontre et subissait une chute à 0,72 en séries.

Un autre exemple de joueur talentueux qui est moins efficace dans le tournoi du printemps? Un autre ancien Bruins, qui joue maintenant avec les Stars, Tyler Seguin. Moyenne de 0,8 point par match en saison et chute à 0,5 en séries. Il n’a aucun point en deux parties contre les Golden Knights.

On vous soumet aussi deux joueurs qui ont fait un passage à Montréal. Alexander Semin, dont la production a varié de 0,8 en saison à 0,67 en séries, mais surtout Tomas Tatar, dont la production chute pratiquement de moitié en passant de 0,56 en saison à 0,25 lors des séries. Bref, ils sont nombreux à vivre le même problème.

Au bon moment

Rendu aussi loin dans le texte, vous devez vous demander le rapport avec la Fiat 500 du titre. Permettez-moi de vous éclairer.

Nous possédons une de ces mignonnes petites voitures comme deuxième auto. Une 2013 que nous possédons depuis 2015, soit presque neuf ans. Elles ont mauvaise réputation sur le plan de la fiabilité.

Pourtant, outre une poignée de porte qui a brisé – un problème connu, elle a été remplacée sous garantie – et un câble de levier de vitesse, nous n’avons fait que de l’entretien régulier sans crouler sous les problèmes.

Son gros défaut? Elle n’aime pas l’hiver. Dès qu’il fait en bas de -10°C, elle fait des caprices pour démarrer. Et c’est souvent quand on en a le plus besoin que le moteur décide de ne pas tourner dans la froidure de janvier. On l’aime beaucoup notre Fiat 500, mais pas quand elle décide de ne pas démarrer.

Mitch Marner est un peu comme la Fiat 500 des Maple Leafs. Les partisans l’aiment beaucoup, sauf quand sa production commence à baisser au moment où l’équipe en aurait le plus besoin.

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