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Missy Elliott, Kate Bush et George Michael entrent au panthéon de la musique

AFP

AFP

2023-11-04T00:12:31Z

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L’élite de la musique aux États-Unis se retrouve à New York, vendredi soir, pour célébrer les nouveaux entrants au Rock and Roll Hall of Fame, panthéon du rock et de nombre de styles musicaux populaires: parmi eux, Missy Elliott, Kate Bush et feu George Michael, décédé en 2016. 

• À lire aussi: Rage Against The Machine élu au Temple de la renommée du rock and roll

Cette institution basée à Cleveland (Ohio), dans le nord des États-Unis, tente aussi d’améliorer son image en matière de diversités de genre et raciale.

Kate Bush
Kate Bush AFP

Outre la rappeuse américaine Missy Elliott, les Californiens de la fusion metal et rap, Rage Against the Machine, l’icône texane de la country, Willie Nelson, 90 ans, la rockeuse américaine Sheryl Crow et le groupe de R&B The Spinners complètent le cru 2023.

Ils sont à l’honneur d’un concert de gala, vendredi soir, au Barclays Center de Brooklyn.

George Michael
George Michael AFP

Le prestigieux Rock and Roll Hall of Fame – qui a sondé plus de 1000 musiciens, historiens de la musique, cadres de l’industrie musicale pour faire ses choix – n’a jamais été uniquement cantonné au rock et il a ouvert son panthéon, dès sa première édition en 1986, à d’autres genres: soul, blues, R&B, folk, country, puis rap.

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En 2022, le rappeur Eminem et la reine de la country Dolly Parton y avaient fait leur entrée.

Première femme du hip-hop 

Missy Elliott va devenir la première femme vedette du hip-hop – genre culturel et musical qui a fêté ses 50 ans, cet été, à New York – à entrer au panthéon de la musique.

Pour en être, il faut au moins 25 ans de carrière après le premier succès commercial.

Zack de la Rocha, du groupe Rage Against the Machine.
Zack de la Rocha, du groupe Rage Against the Machine. AFP

C’est la rappeuse Queen Latifah qui va introniser Missy Elliott, une «bénédiction», a dit cette dernière sur la chaîne ABC, car «quoi qu’en disent les gens, le monde du hip-hop est à la fois particulier et unique».

En revanche, la célèbre autrice-compositrice et musicienne britannique Kate Bush, 65 ans, a annoncé dans un communiqué, vendredi, qu’elle «ne pourrai[t] pas assister» à la cérémonie, sans donner de raison, mais en exprimant son «honneur» d’être récompensée par «le cœur battant de l’industrie musicale américaine».

Le Rock and Roll Hall of Fame est l’un des piliers de cette industrie, comme l’est la Recording Academy, qui chapeaute les Grammy Awards, Oscars de la musique.

Willie Nelson
Willie Nelson AFP

Ce panthéon a dû, comme nombre d’institutions de la culture et du divertissement des États-Unis, faire des efforts pour son image et sa politique en matière de diversité: être moins masculin et moins blanc.

Whitney Houston, Aretha Franklin et Madonna y ont notamment été intronisées, mais les femmes représentent à peine 10% du millier de membres du Hall of Fame depuis 1986.

Polémique 

Car l’institution a été secouée par une polémique en septembre.

Jann Wenner, homme d’affaires américain de 77 ans et fondateur en 1967 du respecté magazine culturel Rolling Stone, a été débarqué du conseil d’administration du Hall of Fame pour des propos jugés racistes et sexistes dans le New York Times.

Interrogé sur l’absence complète de musiciennes ou de musiciens de couleur dans son dernier livre d’hommage aux plus grandes vedettes du rock (The Masters), Jann Wenner avait répondu qu’aucune rockeuse «ne s’exprimait de manière suffisamment structurée intellectuellement».

Cette semaine, le président du Rock and Roll Hall of Fame, John Sykes, a assuré dans le New York Times que «le corps électoral est assez jeune et divers pour vraiment prendre les décisions les plus réfléchies sur celles et ceux qui doivent être intronisés».

«Nous devons faire mieux, mais nous progressons», a-t-il affirmé.

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