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Missiles ou drones low cost : les armements mis en lumière par la guerre au Moyen-Orient

AFP

2026-03-06T17:47:13Z

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Comme à chaque conflit, la guerre qui oppose l’Iran aux États-Unis et à Israël constitue un banc d’essai pour l’utilisation au combat d’armements nouveaux ou jusque-là méconnus. 

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Le « moineau bleu » israélien

C’est avec des missiles Blue Sparrow (« Moineau bleu » en anglais) que les Israéliens ont tué, selon des informations du Wall Street Journal et du Financial Times, le guide suprême iranien Ali Khamenei le 28 février au matin.

Missile Blue Sparrow
Missile Blue Sparrow War Zone

Le Blue Sparrow est tiré par les avions de combat F-15 israéliens. Comme les autres missiles balistiques, il s’élève à près d’une centaine de kilomètres d’altitude avant de fondre sur sa cible à très grande vitesse.

Développé par la firme israélienne Rafael-très discrète sur le sujet—, le Blue Sparrow fait partie d’une famille de missiles avec le Black Sparrow et le Silver Sparrow, à l’origine conçus pour servir de cibles aux systèmes de défense antimissiles.

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Le Blue Sparrow, d’une longueur de 6,5 mètres pour 1900 kilos, avait notamment été développé pour intercepter des missiles comme les Scud-C/D irakiens, selon une fiche technique de Rafael datant de 2023.

Lors de la guerre des 12— Jours qui opposa Israël à l’Iran en juin 2025, les « missiles aérobalistiques Blue Sparrow et Silver Sparrow ont permis d’atteindre les différents objectifs à des distances énormes – 1000 kilomètres pour le premier et 2000 kilomètres pour le second », avait relaté en juillet le chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace française, le général Jérôme Bellanger, devant les députés de la commission de la Défense.

L’allonge du missile permet donc de tirer à distance de sécurité, sans entrer dans la zone où l’avion qui le porte est susceptible d’être abattu par les systèmes antiaériens.

Lucas, le Shahed américain

Le Lucas est un drone kamikaze à longue portée à bas coût en forme d’aile volante ressemblant à s’y méprendre au Shahed-136 iranien, dont il est directement inspiré.

L'armée américaine a utilisé pour la première fois des drones kamikazes à longue portée au combat.
L'armée américaine a utilisé pour la première fois des drones kamikazes à longue portée au combat. TWZ

Interrogé lors d’une conférence de presse jeudi, l’amiral Brad Cooper, commandant du Centcom américain, responsable des opérations au Moyen-Orient, l’a jugé « indispensable » dans le conflit qui oppose les États-Unis et Israël à l’Iran.

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« À l’origine, c’est un drone de conception iranienne. Nous avons mis la main dessus, nous l’avons désossé, renvoyé en Amérique, on lui a collé un petit +Made in America+ dessus, on l’a ramené ici et maintenant on tire sur les Iraniens avec », a-t-il relaté.

Il a été utilisé « pour la première fois » dès le premier jour du conflit depuis un pays non précisé dans le Golfe par une unité baptisée Task Force Scorpion Strike, selon le Centcom.

Les détails sur ses caractéristiques sont rares.

Il est produit par l’américain SpektreWorks, qui l’a dérivé de son drone-cible FLM136. Celui-ci peut voler à 137 km/h sur plus de 800 kilomètres.

Son coût d’« environ 35 000 dollars », selon un porte-parole du Centcom cité par le site spécialisé The War Zone, permet son utilisation en masse quand celui d’un missile de croisière, bien plus avancé et destructeur, dépasse le million de dollars.

Le Shahed-136 dont il s’inspire est employé par centaines par l’Iran contre les pays du Golfe. Il a aussi été fourni à la Russie, qui le produit désormais par milliers sous le nom de Geran-2 dans sa guerre contre l’Ukraine.

Le baptême du feu du missile PrSM

Ce missile balistique tactique est le successeur de l’ATACMS, longtemps réclamé par l’Ukraine aux États-Unis pour frapper les positions russes dans la profondeur.

LockheedMartin
LockheedMartin

Tiré lui aussi par le lanceur Himars, le PrSM est employé pour la première fois au combat dans la guerre au Moyen-Orient qui a débuté samedi, a annoncé le Centcom.

Quand l’ATACMS peut frapper jusqu’à 300 kilomètres, la portée du Precision Strike Missile (missile de frappe de précision) « dépasse 400 kilomètres » et « représente un saut quantique dans les capacités de frappe de précision » par rapport à son prédécesseur, selon l’US Army.

Son fabricant, le géant américain Lockheed Martin, a obtenu en mars 2025 un contrat de 4,9 milliards d’euros pour sa production, visant 400 missiles par an.

Des versions ultérieures du missile pourraient étendre sa portée future jusqu’à 1000 kilomètres, selon l’US Army.

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