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Minneapolis: les derniers développements au lendemain de la mort d’un manifestant

AFP

2026-01-25T21:29:58Z

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La mort d'un infirmier américain sous les balles d'agents fédéraux samedi à Minneapolis alimente un contexte explosif aux États-Unis, moins de trois semaines après celle d'une Américaine ayant fait face à la police de l'immigration dans cette même ville du nord du pays.

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L'administration Trump a aussitôt affirmé que l'homme s'apprêtait à s'en prendre violemment aux agents fédéraux, comme elle l'avait fait après la mort de Renee Good. Un influent conseiller de la Maison-Blanche, Stephen Miller, a même qualifié Alex Pretti d'«assassin», dans un message relayé sur X par le vice-président JD Vance.

Mais une analyse par l'AFP de plusieurs vidéos de l'événement semble contredire la version gouvernementale. Cette thèse est aussi vigoureusement dénoncée par la famille de la victime et les autorités locales.

Le point sur les derniers développements.

La police locale sur place

Le chef de la police de Minneapolis, Brian O'Hara, a déclaré dimanche à la chaîne CBS qu'après avoir été initialement empêchés d'accéder au lieu des tirs mortels, des agents de la police locale étaient désormais sur place à la recherche de témoins et d'éléments.

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Quand Renee Good a été tuée par un membre de la police de l'immigration (ICE), le 7 janvier, la police locale avait été écartée de l'enquête au profit de la police fédérale.

Un juge fédéral du Minnesota a rendu samedi une décision qui empêche les agents fédéraux de «détruire ou d'altérer les preuves» liées à l'affaire.

Les responsables fédéraux blâment Alex Pretti

Greg Bovino, un haut responsable de la police fédérale aux frontières (CBP), dont des agents ont été déployés à Minneapolis pour assister les opérations de l'ICE, a estimé dimanche auprès de CNN que l'homme tué samedi était responsable du dérapage de la situation.

«Les agents de la police aux frontières et les forces de l'ordre menaient une opération ciblée contre un étranger en situation irrégulière violent qui se trouvait à proximité, et ce suspect s'est immiscé dans cette opération avec une arme», a-t-il affirmé.

«Je ne sais pas s'il était désarmé» au moment des tirs de la police, a-t-il ajouté, invitant à ne pas tirer de conclusions sur la base des vidéos de la scène qui ont été publiées.

«C'est pour cela que nous avons des enquêteurs», a-t-il poursuivi.

Le chef de la police de Minneapolis Brian O'Hara a indiqué qu'une personne pouvait participer à une manifestation avec une arme à feu tant qu'elle détient un permis - ce qui était le cas d'Alex Pretti.

«Débat moral»

«De quel côté voulez-vous être ? Du côté d'un gouvernement fédéral tout puissant qui peut tuer, injurier, menacer et kidnapper ses citoyens dans la rue ? Ou du côté d'un infirmier qui est mort en témoignant des agissements de ce gouvernement et d'une mère de famille dont les derniers mots ont été ‘’Je ne suis pas en colère contre vous’’?» a interrogé le gouverneur démocrate du Minnesota Tim Walz au cours d'une conférence de presse dimanche.

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«Vous avez le droit de décider que vous ne soutenez plus ça» même «si vous avez voté pour cette administration, même si vous pensiez que l'opération (de la police de l'immigration) était une bonne idée. Vous avez toujours le droit de dire: ‘’Ce n'est pas ce pour quoi j'ai voté et pas ce que je veux’’», a-t-il poursuivi.

«Ce n'est plus un débat politique. C'est un débat moral», a encore plaidé l'élu.

«Ce à quoi vous assistez n'est pas une application des lois qui relève du bon sens, de la légalité ou de l'humanité», a-t-il ajouté, appelant à nouveau Donald Trump à mettre fin à l'opération de grande envergure de la police de l'immigration dans son État.

Deuil

Des habitants se sont rendus sur les lieux des tirs pour rendre hommage à l'infirmier, déposant des bougies, des fleurs et des photos dans un mémorial improvisé.

Dans un communiqué, les parents d'Alex Pretti ont décrit leur fils comme «un être au grand cœur, immensément attaché à sa famille et à ses amis».

«Les mensonges écœurants racontés à propos de notre fils par le gouvernement sont condamnables et répugnants», ont-ils dénoncé.

Obama appelle à un «sursaut»

L'ex-président américain Barack Obama a qualifié dans un communiqué la mort d'Alex Pretti de «tragédie déchirante» et a appelé à un «sursaut» face aux «attaques» perpétrées selon lui contre les valeurs fondamentales des États-Unis.

«Il revient à chaque citoyen de s'élever contre l'injustice, de protéger nos libertés fondamentales, et de faire rendre des comptes à notre gouvernement», écrit le démocrate.

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