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Mike Ribeiro déclaré non coupable à deux des trois chefs d’accusation d’agression sexuelle

Le jury ne s’entend toutefois pas encore sur le troisième chef d’accusation

AFP

François-David Rouleau et Jessica Lapinski

2024-02-03T00:56:04Z

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En fin d’après-midi au tribunal de Mount Vernon, au Texas, Mike Ribeiro a été acquitté de deux des trois chefs d’accusation d’agression sexuelle qui pesaient contre lui. 

Le jury du comté de Franklin s’est présenté devant le juge Eddie Northcutt avant l’heure du souper dans cette région rurale située à deux heures de toute à l’est de Dallas. 

S’étant entendu sur ces deux chefs d’accusation, le jury souhaitait obtenir des instructions du juge quant au troisième chef, celui de tentative d’agression sexuelle sur une troisième présumée victime dont les faits se seraient déroulés le 23 juin 2021 sur le lac Cypress, à Mount Vernon.  

Le juge Northcutt les a renvoyés en délibération jusqu’à ce qu’ils en viennent à un verdict. Mais ils ne se sont jamais entendus. 

Le jury a été démantelé. Les procureurs ont annoncé qu’ils déposeraient à nouveau l’accusation de tentative d’agression sexuelle en mars, selon nos confrères de la chaîne télévisée locale KLTV, propriété du réseau ABC. Tant la défense que le procureur ont refusé de commenter après le verdict.

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Selon KLTV, l’ancien attaquant du Canadien qui a ensuite évolué chez les Stars de Dallas de 2006 à 2011 avait passé la journée au palais de justice. 

Il semblait calme dans l’attente du verdict. Les délibérations avaient dépassé les 12 heures jusqu’à ce que le juge annonce une partie de la décision autour de 17h30, heure locale.

Ribeiro, 43 ans, faisait face à une peine maximale de 20 ans. 

Le procès 

Rappelons que l’une des trois femmes dans cette affaire disait avoir été agressée alors qu’elle prenait place sur le siège du conducteur d’un bateau, aux côtés de Ribeiro. 

Les deux autres femmes disaient pour leur part avoir subi une agression ou des gestes déplacés lorsqu’elles se trouvaient avec lui sur une motomarine.

Les trois femmes ont déclaré durant le procès qu’elles s’étaient rendues à la maison de Ribeiro parce que deux des victimes souhaitaient en faire l’achat. Une dizaine de personnes étaient sur place. 

Deux d’entre elles avaient fait la rencontre de l’ex-joueur de la LNH, qui a disputé près de 1100 matchs en 17 saisons, la veille dans un restaurant. 

Elles avaient échangé leurs numéros de téléphone avec Ribeiro lorsqu’il avait évoqué qu’il se trouvait dans la région dans le but de vendre sa maison au bord du lac. 

Ils s’étaient entendus sur un rendez-vous à son domicile le lendemain. 

Le Québécois, qui était accompagné par une proche, une femme, pour les sept jours qu’a duré le procès, est désormais domicilié en Californie.

Dans le trouble

Plus tôt dans la journée, pendant que le jury délibérait, le Journal avait sondé l’expertise de criminalistes sur la stratégie juridique du clan Ribeiro. 

Spécialisé en droit américain, Me Jean-Pierre Rancourt estimait que Ribeiro était «dans le trouble» à la lumière des faits et des témoignages connus. Selon lui, aussi éclaboussé par une histoire survenue en 2012, l’ex-hockeyeur aurait dû livrer sa version des faits pour éviter que le jury se questionne sur son mutisme.

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