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Mike Matheson sous contrat pour cinq ans avec le Canadien: une aubaine digne du Vendredi fou

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-11-28T19:31:01Z

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LAS VEGAS | On ne pourra pas dire que Kent Hughes laisse traîner les dossiers sur le coin de son bureau. À peine six semaines après avoir réglé celui de Lane Hutson, le directeur général du Canadien a clos celui de Mike Matheson.

Le défenseur de 31 ans a accepté les termes d’un contrat de cinq ans pour la somme de 30 M$. C’est donc dire qu’il touchera annuellement un salaire de 6 M$. Une aubaine digne du Vendredi fou!

Photo Martin Chevalier
Photo Martin Chevalier

À la lumière des ententes signées par Jake Walman, Neal Pionk, Brandon Montour et Brady Skjei — des défenseurs dans la même catégorie d’âge et bénéficiant du même statut —, Matheson aurait certainement été en droit de s’attendre à une rémunération annuelle d’au moins 7 M$.

Et ça, c’est un minimum. Surtout s’il avait choisi de se prévaloir de son statut de joueur autonome sans compensation à partir du 1er juillet.

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« Est-ce qu’on aurait pu obtenir plus sur le marché? Sûrement qu’il y aurait eu des équipes intéressées. Mais ça ne veut pas dire que ce sont des équipes qui auraient été intéressantes pour Mike », a déclaré Philippe Lecavalier, l’agent de Matheson, lors d’un entretien téléphonique.

« Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que le Canadien offre un terme et une structure salariale, incluant des bonis de signatures, qui font en sorte que son contrat sera difficile à racheter, a-t-il ajouté. On n’aurait peut-être pas eu ça ailleurs. »

Pour le bien commun

Le match de mercredi soir à Salt Lake City est le parfait exemple des services qu’il peut rendre au Tricolore. Face au Mammoth, il a passé 26 minutes et 17 secondes sur la surface de jeu, dont 4 minutes, 25 secondes en infériorité numérique. En fait, pour les deux seules minutes où il n’a pas été utilisé à court d’un homme, il se trouvait lui-même sur le banc des punitions.

Il a également vu 11 minutes de jeu pendant la troisième période, incluant cette présence de 2 minutes, 43 secondes en toute fin de rencontre, alors que les Montréalais tentaient désespérément de protéger leur mince avance d’un but.

C’est comme ça match après match après match.

En voilà donc un autre qui a le CH tatoué sur le cœur et qui est prêt à donner un coup de main à son directeur général pour que ce dernier puisse, le temps venu, délier les cordons de sa bourse afin d'aller chercher le gros élément manquant lorsque le Canadien aspirera à la coupe Stanley.

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« Mike, c’est un gars de Montréal. Ce contrat-là lui permet de demeurer près de chez ses parents, d’aller reconduire ses enfants à l’école, de jouer pour une équipe avec qui il pourrait avoir l’occasion de gagner une coupe et, surtout, pour un entraîneur-chef qui a relancé sa carrière et pour qui il aime jouer», a énuméré Lecavalier.

D’ailleurs, Matheson, un ancien client de Hughes chez Quartexx, fut l’une des pierres angulaires de la reconstruction amorcée par le directeur général du Canadien. Le 16 juillet 2022, l’athlète originaire de Pointe-Claire s’amenait avec le Tricolore dans le cadre d’une transaction avec les Penguins de Pittsburgh.

Néanmoins, il s’agit d’une légère augmentation de salaire par rapport aux 4,875 M$ qu’il a touchés à chacune des huit dernières campagnes (en incluant l’actuelle).

Un noyau à long terme

Ce qui est également merveilleux pour Hughes, c’est que Matheson est un autre morceau du noyau qui est maintenant sous contrat au moins jusqu’au mois de juillet 2030.

Avec Nick Suzuki (2030), Cole Caufield (2031), Matheson (2031), Kaiden Guhle (2031), Juraj Slafkovsky (2033), Noah Dobson (2033) et Hutson (2034), on parle ni plus ni moins du premier trio et des quatre premiers défenseurs.

Qui dit mieux? Assurément pas beaucoup d’équipes.

Et le plus beau dans cette histoire, c’est qu’avant longtemps, en raison de la hausse du plafond salarial, ces joueurs deviendront sous-payés par rapport au marché. 

En 2027-2028, par exemple, les salaires combinés de ces sept joueurs (53,175 M$) compteront pour seulement 46% de la limite, qui devrait alors être fixée à 113,5 M$.

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