Mike Matheson est sorti de sa zone de confort


Dave Lévesque
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Mike Matheson a beau se produire devant des milliers de spectateurs quand il joue au hockey, il n’aime pourtant pas parler en public.
Jeudi, il est sorti de sa zone de confort en s’adressant à un groupe d’élèves du Westmount High School dans le cadre d’un événement organisé par la Fondation Champions pour la vie, dont il est ambassadeur.
«Je déteste parler en public», a-t-il lancé aux ados qui se trouvaient dans l’auditorium de l’école.
Matheson a ensuite expliqué qu’il était important de ne pas toujours faire que des choses avec lesquelles on est à l’aise.
«Comme parent, je veux dire à mes enfants de sortir de leur zone de confiance et de faire quelque chose qu’ils n’aiment pas nécessairement faire et je ne peux pas leur dire de faire ça si je ne le fais pas moi-même.»
Accueilli en champion
Dans une école secondaire qui a plus de 150 ans et qui a accueilli sa part de leaders, dont Leonard Cohen et Kamala Harris, Matheson a été accueilli en champion jeudi après-midi.
Assis sur la scène avec un casque de construction, il affichait un large sourire quand les élèves de la classe de leadership sont entrés en criant et courant dans l’auditorium.
Le tout était mené par le professeur de leadership de l’école, qui affichait une énergie comme on peut l’imaginer. On se serait cru dans un film pour ados américain.
Matheson, qui est toujours d’un calme olympien, a parlé avec les élèves et a répondu à leurs questions pendant une bonne heure.
«C’est important pour moi de redonner à une ville qui m’en a tellement donné», a précisé le défenseur qui a grandi à Pointe-Claire, dans l’ouest de l’île, pour expliquer son implication dans la Fondation Champions pour la vie.

Agir
Matheson entamera sa neuvième saison complète dans la LNH cet automne et il a rappelé que ce n’est que l’an passé qu’il a finalement eu le «A» de capitaine adjoint sur son chandail pour l’ensemble de l’année.
On peut donc dire que le leadership, ça se développe et même s’il n’est pas l’homme des grands discours, il n’a pas hésité à se lever dans le vestiaire après un match l’an passé que l’équipe avait perdu pour prolonger une série de défaites.
«C’est quelque chose que tu ressens sur le moment, tu es frustré et tu veux faire quelque chose pour aider l’équipe.»
Il n’a cependant pas voulu dire de quelle rencontre il s’agissait et si l’équipe a remporté la partie suivante. Il s’est contenté de rire un bon coup avec les journalistes qui tentaient de creuser sans succès.
Puisqu’il évolue dans une équipe en reconstruction, Matheson est entouré de jeunes joueurs qui apprennent autant leur métier que la vie d’adulte. Il considère donc qu’il a un rôle important à jouer pour les aider dans leur développement sportif et humain.
«Comme je suis l’un des plus vieux de l’équipe, il y a toujours une préoccupation à savoir ce que je peux faire pour les jeunes. C’est important parce que ce n’est pas facile d’arriver dans cette ligue et de devenir un joueur professionnel.»
Un grand leader
Avant de rentrer à la maison il y a deux ans, Matheson a joué quatre saisons en Floride et deux autres à Pittsburgh.
C’est là qu’il a côtoyé un meneur comme il s’en fait peu. Il s’agit d’un certain numéro 87.
«Sidney Crosby est de loin le meilleur leader que j’ai côtoyé dans toutes les sphères de la vie, pas seulement au hockey.
«Il n’est pas au sommet de sa montagne, il pense aux autres et il fait ce qu’il faut pour rendre l’équipe meilleure. Il mène surtout par l’exemple, mais il est conscient de la façon dont tout le monde autour de lui se sent.»