UFC 297: Mike Malott, retenez ce nom
Il est perçu comme l’étoile montante des arts martiaux mixtes au Canada


Dave Lévesque
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TORONTO | L’UFC 297 qui se tiendra samedi à Toronto mettra en valeur de nombreux Canadiens et, du lot, Mike Malott est peut-être celui qui a le plus à gagner.
Le mi-moyen originaire de Burlington entend porter sa fiche à 11-1-1 (4 K.-O., 6 soumissions) contre l’Américain Neil Magny (28-12-0, 7 K.-O., 4 soumissions), un dur à cuire qui ne l’intimide pas.
«C’est un gars qui est établi, qui est durable et endurci, mais je me suis fait un nom en battant de gars ce genre», a-t-il lancé lors de la journée de presse tenue mercredi.
«Mon adversaire n’a pas beaucoup de signification pour moi, j’affronte le numéro 13 et je veux avoir un numéro à côté de mon nom, c’est tout ce qui compte.»
- Écoutez l'entrevue avec Anthony Martineau, journaliste à TVA Sports à l’émission de Richard Martineau via QUB :
À la maison
Le combattant de 32 ans vit une semaine particulière parce qu’il se battra à la maison, ce qui ne lui est pas arrivé souvent.
«Je me sens incroyablement bien, c’est une semaine assez différente parce que mes parents vivent à 40 minutes d’ici et je passe la semaine chez eux. Je peux manger à la maison et je peux aller m’entraîner à mon gym, tout le monde de mon équipe dort dans son lit.»
Il a donc l’occasion de faire une coupure avec la frénésie qui règne habituellement lors des jours qui précèdent le gala puisque tout le monde est généralement logé au même hôtel.
«Quand on met le pied à l’hôtel habituellement, c’est comme un interrupteur et une bande de lions qui se retrouvent. Je peux ressentir cette énergie et ensuite la laisser derrière moi et retourner à la maison.»
Spécial
Qui plus est, le gala aura lieu au Scotiabank Arena, un édifice qu’il a maintes fois fréquenté quand il était jeune.
«La meilleure journée de chaque année quand j’étais jeune, c’était quand mon père arrivait à la maison avec une paire de billets reçue au travail pour aller voir les Leafs.»
Il est donc évident que Malott va vivre une soirée bien particulière dans le domicile des Leafs et des Raptors.
«Pouvoir représenter mon pays dans cet aréna, qui reste l’Air Canada Centre dans mon cœur, et me battre pour obtenir un classement, ça n’a pas de prix pour moi.»
Pas de pression
Quand un collègue a fait remarquer à Malott qu’il était souvent perçu comme le prochain grand champion des arts martiaux mixtes au Canada, il a pris la déclaration à bras le corps et a rejeté toute forme de pression qui pourrait venir avec.
«Quelle pression? Samedi, j’aurai 20 000 personnes qui vont crier mon nom, c’est du soutien, pas de la pression. J’ai passé les 20 dernières années à me préparer pour ça», a-t-il lancé avec un large sourire.
«J’ai passé beaucoup de temps à visualiser la foule avec mon préparateur mental. C’est un peu comme un feu, tu peux le laisser te consumer ou t’en servir pour te nourrir.»
Comme c’est souvent le cas dans cet univers, il s’est montré modeste.
«Je suis juste un jeune de Burlington en Ontario qui a commencé à faire du karaté et du taekwondo à 14 ans.»
Serhiy Sidey fera ses débuts à la maison
TORONTO | Serhiy Sidey est né en Ukraine, mais il a grandi à Burlington, dans la banlieue éloignée de Toronto, et il va disputer son tout premier combat dans l’UFC à la maison.
«Je suis vraiment reconnaissant d’obtenir mon premier combat sans l’UFC aussi rapidement et à la maison en plus», a-t-il reconnu lors de la journée des médias qui avait lieu mercredi.
«Je savais que j’allais avoir cette occasion, je devais seulement travailler fort afin qu’elle se matérialise.»
À 27 ans, il est assez jeune dans le monde des arts martiaux mixtes et de l’UFC, mais il n’est pas question qu’il s’écroule sous la pression devant un aréna qui crie son nom.
«Certains peuvent voir ça comme de la pression, mais pour moi c’est de la motivation et je vais me nourrir de l’énergie de la foule.»
À ce titre, il tient un discours qui ressemble à celui de Mike Malott, l’autre boxeur local que les amateurs vont encourager samedi soir.

Combat revanche
Ce qu’il y a de particulier dans le cas de Sidey (10-1-0, 7 K.-O., 1 soumission), c’est qu’il affrontera Ramon Taveras (9-2-0, 5 K.-O. 2 soumissions).
Pourquoi est-ce particulier? Parce que sa victoire acquise le 5 septembre dernier dans le cadre de la Dana White’s Contender Series, qui est l’antichambre de l’UFC, a été remportée contre Taveras.
Ça ne semble pas trop embêter le poids coq ontarien de devoir affronter le même adversaire en l’espace de quatre mois, ce qui est plutôt rare dans cet univers.
«Je suis habitué aux combats revanche, je vais simplement m’assurer de le battre encore plus proprement.»