Mike Bossy ne laissait personne indifférent

Marc-Antoine Malo
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Que ce soit pour son immense talent sur la glace ou sa grande gentillesse à l’extérieur de celle-ci, les amateurs de hockey se souviendront de Mike Bossy comme une véritable légende, un homme plus grand que nature.
Ils étaient plusieurs au Centre Bell à arborer le célèbre numéro 22 de l’ancien attaquant des Islanders de New York, pour le match entre ces derniers et le Canadien de Montréal, vendredi soir. L’homme de 65 ans a perdu sa bataille contre la maladie, tandis que le Québec et Long Island ont perdu l’une de leurs étoiles les plus brillantes.
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Craig Homis venait tout juste d’atterrir à Montréal avec son fils de 12 ans quand un chauffeur d’autobus lui a appris la triste nouvelle, en matinée.
«Il était tout pour Long Island dans les années 1980. Il était l’idole de chaque enfant. Il était la raison pourquoi le hockey était si populaire à Long Island. Il était une légende à la maison», a raconté l’homme de 50 ans avant de pénétrer dans l’amphithéâtre montréalais.
M. Homis et ses amis se sont intéressés au hockey grâce à Bossy. Des anecdotes sur le grand franc-tireur, il en a raconté des tonnes à son fils.
«Il a entendu tellement d’histoires sur ces années de coupes et il a regardé tellement de matchs de cette époque. Je lui ai dit à quel point ils étaient bons et que le noyau était resté uni pendant toutes ces années», a-t-il expliqué en regardant le jeune Cole.
Respect
Jean-Claude Cenécal, lui, vient de l’arrondissement de LaSalle, là où Bossy a lui-même grandi. L’homme de 51 ans, qui arborait un chandail du Canadien vendredi soir, se souviendra du hockeyeur comme la fierté de son coin.
«Mike Bossy, c’est lui qui a trainé la Ligue nationale sur ses épaules pendant longtemps. C’est une légende qu’on a perdue. Il a fait tellement de grandes choses même en dehors de la patinoire. Nous autres, c’est parce que c’était un gars de notre petit patelin», a-t-il expliqué.
M. Cenécal était accompagné de son ami Colin Sidhu, qui est arrivé d’Angleterre dans les années 1980. Si dans le pays européen, le Canadien de Montréal a la cote, le premier joueur n’étant pas de la Sainte-Flanelle dont il a appris le nom est Mike Bossy.
Un autre partisan qui portait fièrement le maillot des Islanders était le coloré Eric St-Jean, qui raconte avoir été applaudi dans le métro quand certains ont remarqué le nom au dos de son chandail. Pour lui, il s’agit d’une incroyable preuve de respect des Québécois envers Bossy.
«En venant en métro pour aller rejoindre mes amis, on m’arrêtait sur la rue. Les gens avaient beaucoup de respect pour M. Bossy. [...] Je me suis senti comme Mike Bossy par ricochet aujourd’hui. Ç’a ma vraiment ému», a-t-il dit.
Le CH a réservé un court hommage à Mike Bossy avant la rencontre. Au terme d’un instant de silence, les premiers cris ayant fusé sont des «Merci Mike!».