Tous les résultats
Publicité

Mike Babcock ne semble pas près de changer

2026-06-23T19:46:19Z

Partager

Lourdement critiqué et pratiquement mis au ban du hockey professionnel pendant plusieurs années en raison d’une variété de comportements discutables allégués, le nouvel entraîneur des Oilers d’Edmonton, Mike Babcock, ne s’est pas montré particulièrement repentant lorsqu’il a été présenté aux médias locaux, mardi. 

L’homme de 63 ans, qui revient dans la LNH trois ans après un fiasco né de ses pratiques douteuses lors de son court passage avec les Blue Jackets de Columbus, a été questionné de façon serrée par les journalistes d’Edmonton au sujet de ses habitudes de travail et de ses relations interpersonnelles avec ses joueurs au cours de sa carrière.

• À lire aussi : Babcock à Edmonton : c’est fait

« Souvent, être dur avec les gens est confondu avec le fait de dire la vérité », a-t-il notamment expliqué.

« Parfois, la vérité est dure pour eux, a-t-il continué. Quand tu laisses des joueurs de côté, quand ils arrivent à la fin de leur carrière, quand ils ne jouent pas, c’est dur pour eux. Tu essaies de faire les choses avec autant de respect que possible. »

« Je ne pense pas que mes intentions étaient mauvaises si souvent, mais parfois, mon ton peut l’être, et on travaille là-dessus », a-t-il ensuite résumé.

Publicité
Il ne changera pas

À l’évidence, Babcock, qui a souvent été accusé d’avoir manqué de respect de manière sidérante à l’endroit de plusieurs de ses ouailles au cours de sa carrière de 17 saisons comme entraîneur dans la LNH, ne voit pas de problème majeur avec sa personnalité.

« Avec ma femme, parfois, quelque chose sort de ma bouche et j’aimerais pouvoir rattraper les mots et les retirer, a-t-il concédé. Ces choses-là vont arriver. Tu ne le veux pas, mais ça va arriver. Mais je pense qu’on a le droit de s’excuser, de part et d’autre, pour s’aider à être meilleurs. »

Flanqué de son adjoint D.J. Smith et du directeur général des Oilers, Stan Bowman, Babcock a affirmé qu’il aurait besoin d’eux pour prendre conscience des erreurs qu’il s’attend manifestement à faire.

« Il y a de bonnes personnes, dans ma vie, qui me disent quand je fais des écarts, ces gars-là (Smith et Bowman) sont là pour ça, a-t-il illustré. Quand je vais franchir la ligne, ils vont me le dire et je réagirai en conséquence. »

Pas de regrets pour Columbus

Pour en revenir à son passage court et catastrophique à Columbus en 2023, où il avait été accusé d’avoir fouillé dans le cellulaire de ses joueurs pour finalement quitter avant même que la saison ne commence, Babcock a patiné sans aller au cœur du sujet.

« Je n’avais pas encore laissé personne sur le banc, je n’avais encore parlé à personne ni laissé personne sur la passerelle et il était évident, dès le départ, que nous n’étions pas unis avec le personnel », a-t-il tenté d’expliquer.

« Ma femme m’a appelé et m’a dit “c’est le temps de sortir de là”, a-t-il continué. J’étais à la retraite, j’y étais bien, je suis retourné à la retraite. »

Bowman, de son côté, n’a pas semblé dérangé par la réputation de l’homme qu’il venait d’embaucher, disant vouloir oublier le passé et se concentrer sur le futur. Un entraîneur ayant la personnalité et la feuille de route de Babcock était, selon lui, ce qu’il fallait à l’équipe.

« Il n’y a rien de mal à tenir les joueurs responsables de leurs performances, mais ça doit être fait dans le respect », a-t-il notamment affirmé.

Publicité
Publicité