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Mikaël Kingsbury l’emporte en lever de rideau

AFP
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2022-12-03T16:21:24Z

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Mikaël Kingsbury a dominé la première étape de la Coupe du monde en signant sa 75e victoire en carrière, hier à Ruka en Finlande, à l’occasion du coup d’envoi de la saison de ski acrobatique.

Le champion en titre de la Coupe du monde en bosses a obtenu 84,50 points pour facilement devancer le Japonais Ikuma Horishima (80,48) et l’Australien Matt Graham (80,12).

Premier après les qualifications et la première finale, Kingsbury était le dernier skieur à s’élancer dans la super finale regroupant les six meilleurs. «Quand j’ai entendu les pointages de mes adversaires au haut de la piste, j’ai été surpris, a raconté Kingsbury qui s’imposait pour une 10e fois en carrière à Ruka, dont à huit reprises en solo. Les pointages étaient plus bas que je prévoyais et personne ne s’approchait de mon pointage de 83,36 réussie en finale, mais j’ai conservé le même plan de match. J’y suis allé avec une grosse manœuvre en partant et ça m’a permis de générer de la vitesse. Dans ma tête, c’était moi contre moi.»

Encore plus heureux de gagner par un écart aussi important? «C’est cool de gagner avec une bonne avance, mais le plus important est de me retrouver sur la plus haute marche du podium, a résumé le grand partisan du Canadien. En termes de hockey, c’est comme si j’avais gagné 4-0. J’ai été bon offensivement et défensivement.»

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«J’espère conserver le momentum, de poursuivre l’auteur d’un 105e podium. Ça me donne confiance pour la suite. Si je peux connaître d’autres bonnes journées comme ça, je vais pouvoir créer un écart au classement et je vais être dur à battre.»

À 30 ans, Kingsbury est heureux de se maintenir au sommet de son sport. «Je suis fier de moi, de m’être rendu là et de toujours me donner la chance de bien performer. C’est spécial, j’ai 30 ans, je suis encore là, je pars dernier dans ma piste préférée et j’ai de bonnes sensations. C’était cool et c’est pour ça que je continue de parier sur moi. Je suis en contrôle de mes moyens et je sais que je suis capable.»

Absent de taille

Médaillé d’or aux Jeux de Pékin tout juste devant Kingsbury, Walter Wallberg brillait par son absence. Le Suédois s’est blessé à un poignet à l’entraînement et il a joué de prudence en s’assurant de revenir à son mieux à la maison la fin de semaine prochaine alors que la Coupe du monde s’arrêtera à Idre Fjäll.

«Son absence n’a rien changé à ma préparation, a affirmé Kingsbury. Il m’a battu aux Jeux olympiques, mais c’est la seule fois qu’il m’a devancé. Il est bon et il aurait été un très bon adversaire, mais je ne suis pas préoccupé de son absence. Moi et Ikuma avons toutefois pu se donner un petit avantage au classement cumulatif.»

Ses parents présents

Kingsbury a eu l’occasion de célébrer sa victoire en compagnie de ses parents qui avaient fait le voyage en Finlande pour la première fois. «J’ai connu beaucoup de succès à Ruka au fil des ans et établi des jalons importants et c’est le "fun" que mes parents soient présents et puissent vivre cette expérience sur place au lieu de me regarder sur leur écran, a-t-il souligné. Quand je suis haut de la piste, je ne pense pas à mes parents, mais je sais qu’ils sont là. C’est la cerise sur le sundae de pouvoir célébrer ma victoire avec eux.»

Parmi les autres Canadiens, Gabriel Dufresne est le seul qui s’est qualifié pour la finale 1. Il a finalement terminé en 11e position. À son retour à la compétition après s’être déchiré le ligament croisé antérieur lors d’une descente d’entraînement à Tremblant en janvier dernier, Kerrian Chunlaud a été arrêté lors de la ronde des qualifications.

Chez les femmes, aucune Canadienne n’a atteint la finale. La retraite de Chloé Dufour-Lapointe et l’absence de sa sœur Justine qui n’a pas arrêté ses intentions pour le futur et celle de Sofiane Gagnon qui s’accorde une année sabbatique laissent l’équipe féminine dans une situation difficile.

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