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Mikaël Kingsbury gagne son 10e Maurice

Mikaël Kingsbury a une fois de plus été nommé athlète masculin de l'année au niveau international.
Sur cette photo: Mikaël Kinksbury


MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
Mikaël Kingsbury a une fois de plus été nommé athlète masculin de l'année au niveau international. Sur cette photo: Mikaël Kinksbury MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-11-08T02:30:00Z

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L’haltérophile Maude Charron et le skieur acrobatique Mikaël Kingsbury sont repartis du 51e Gala Sports Québec avec les prix les plus prestigieux. 

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Ils ont été nommés respectivement athlète féminine et athlète masculin de l’année au niveau international lors du gala qui avait lieu jeudi soir.

Charron, qui est originaire de Sainte-Luce près de Rimouski, a remporté une médaille d’or à Tokyo, en 2021, et elle a remis ça à Paris l’été dernier en mettant la main sur l’argent chez les 59 kg, une nouvelle catégorie de poids.

Quant à Kingsbury, qui vient de Deux-Montagnes, il est devenu le skieur le plus victorieux de la Coupe du monde avec 90 victoires, toutes disciplines confondues. Lors de la dernière saison, il a remporté 14 médailles sur le circuit de la Coupe du monde, dont 10 d’or.

Et de dix

Pour Mikaël Kingsbury, c’est un dixième trophée Maurice. Ses tablettes commencent à déborder.

«J’ai toujours de la place, rigole-t-il. C’est un trophée qui est quand même spécial. Il porte le nom de Maurice Richard, qui est probablement une des plus grandes légendes du sport québécois. Dix, c’est un chiffre rond.»

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Le skieur de bosses a remporté trois médailles olympiques ainsi que 12 gros globes de cristal et 13 petits globes. À 32 ans, il a encore des objectifs. «Il y a le duel qui s’ajoute aux Olympiques, dit-il. Il n’y a jamais personne qui a gagné de médaille en duel encore, c’est une belle opportunité, surtout que j’ai été très bon dans les dernières saisons, j’ai été trois fois champion du monde dans les six dernières années.»

Confirmation

Maude Charron a remporté une seconde médaille olympique en l’espace de trois ans et pourtant elle était prise de doutes avant de monter sur la plate-forme à Paris.

«La deuxième médaille a confirmé que la première n’était pas un coup de chance, mais ce n’était pas le même environnement, la même catégorie de poids et les mêmes compétitrices.

«Ç’a confirmé que l’haltérophilie est un sport dans lequel je peux performer dans deux catégories de poids différentes.»

À Paris, elle retient surtout qu’elle a pu profiter de ces jeux dans un contexte complètement différent de la bulle pandémique de Tokyo et surtout, elle a vécu cette expérience avec sa famille.

Penser à la suite

À 31 ans, Maude Charron n’a pas encore déposé ses souliers sur la plate-forme, comme on dit dans le jargon de l’haltérophilie, mais il ne faut pas nécessairement s’attendre à ce qu’elle soit à Los Angeles dans quatre ans.

«Je ne me vois pas faire un cycle, c’est long et c’est loin. Je ne ferme pas la porte, mais je ne la laisse pas grande ouverte non plus. M’entraîner dix fois par semaine, ma tête et mon corps ne veulent plus faire ça.

«Avec mon entraîneur, on essaie de trouver une façon différente avec une fréquence différente pour m’entraîner en gardant le niveau que j’ai. J’adore encore compétitionner, mais j’ai envie d’essayer d’autres sports sans avoir peur de me blesser.»

Elle pense aussi à la suite de sa vie, puisqu’elle est formée comme policière et qu’elle commence à étudier ses options dans le Bas-St-Laurent.

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