Mikaël Kingsbury dans un rôle de mentor pour Eliot Grondin


Richard Boutin
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À sa première semaine de vacances, Mikaël Kingsbury s’est offert une petite visite au Mont-Sainte-Anne pour encourager son ami Eliot Grondin plutôt que de se la couler douce au soleil.
Le roi des bosses voyait une course de snowboard cross sur place pour la première fois de sa vie. «Parce que je suis toujours en compétition, c’est la première fois depuis longtemps que j’assiste à un événement comme amateur», a-t-il souligné. «Nous avons déjà skié ensemble, mais c’est la première fois que je le vois dans un tel parcours.»
Malgré la différence d’âge, Kingsbury mentionne qu’un très bon lien unit les deux athlètes. «Il y a un bon écart d’âge [9 ans] entre nous deux, mais Eliot me fait beaucoup penser à moi quand j’étais plus jeune. On se parle beaucoup pendant la saison et on se motive l’un et l’autre. Je suis présent un peu comme mentor.»
«On pratique deux sports complètement différents, mais la préparation mentale et physique se ressemblent et nous avons une équipe similaire qui nous entoure», d’ajouter Kingsbury. «On se comprend super bien sur plusieurs points.»
Les deux athlètes comptent sur le même préparateur mental en Jean-François Ménard, la même agente en Dominique Ladouceur et sont entourés tous les deux par les spécialistes de B2Dix.
Premier Globe de cristal
Grondin soulèvera son premier Globe de cristal, dimanche, comme champion au classement cumulatif de la Coupe du monde. Kingsbury en compte 26 et il a remporté son premier en 2012 à l’âge de 19 ans. Qu’est-ce que ce premier titre représentera pour son ami?
«Même s’ils sont tous différents parce qu’ils représentent des histoires différentes, le premier Globe est vraiment spécial. C’est un peu comme remporter ta première Coupe Stanley. C’est plus difficile de rester au sommet que de s’y rendre, mais je ne suis pas inquiet pour Eliot. Il possède tous les outils pour y rester.»
«Ce n’est que le début», de poursuivre Kingsbury. «C’est son premier Globe, mais pas son dernier. À seulement 22 ans, il lui reste beaucoup d’années devant lui dans un sport où tu atteins ton apogée plus vieux. Il sera l’homme à battre l’an prochain, mais tout le monde voudrait se retrouver dans ses souliers.»