Michel Bergeron se réjouit de la visite des Nordiques au Centre Bell: «C’est extraordinaire! Je suis tellement content!»


Jonathan Bernier
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Ainsi, les Nordiques croiseront de nouveau le fer avec le Canadien cette saison. Le 29 janvier, au Centre Bell. Au nord du 45e parallèle, il n’y avait pas plus heureux que Michel Bergeron.
«C’est extraordinaire! Je suis tellement content! s’est exclamé l’ancien entraîneur-chef du fleurdelysé, joint au téléphone par Le Journal. Je félicite le Canadien et M. Molson pour cette initiative.»
Avec l’ajout de cette rencontre, l’Avalanche aura porté l’uniforme des Nordiques à huit occasions lorsque la saison régulière prendra fin. Évidemment, celle qui aura la plus grande signification tombera le 29 janvier dans ce qui fut, autrefois, le territoire ennemi.
«Ça va tellement être beau. Imagine le Centre Bell avec un paquet de chandails des Nordiques dans les gradins», s’est imaginé celui qui fut l’un des principaux acteurs de cette grande rivalité.

Depuis le départ de leurs favoris en 1995, plusieurs partisans des Nordiques ont fini par rallier le camp du Canadien. On peut parier que, l’instant de ce soir du 29 janvier, ils renoueront avec leur ancienne flamme.
«Il risque d’y avoir une belle confrontation dans les estrades. Mais je pense que ce sera plus amical que dans le temps, a lancé le Tigre avec le sourire dans la voix. À l’époque, tu n’avais pas intérêt à te présenter dans l’amphithéâtre de l’autre équipe avec le chandail des visiteurs.»
Une corde sensible
Mais Bergeron soutient qu’il y a encore plusieurs irréductibles.
«Je me fais souvent traiter de traître quand je dis de bonnes choses sur le Canadien, a-t-il raconté. Il y en a qui sont restés fidèles.»
Parmi ces irréductibles, il s’en trouve pour dire que la LNH et l’organisation de l’Avalanche font de l’argent sur le dos des Nordiques en prétendant jouer sur la corde sensible de la nostalgie.
L’homme de 79 ans n’est pas de cet avis.
«C’est comme ceux qui me reprochent de toujours parler des Stastny, de Dale Hunter et de Michel Goulet. Ça fait partie de ma vie», a-t-il soutenu.
«Ça garde les souvenirs vivants, a-t-il poursuivi. J’ai dirigé quatre séries contre le Canadien. L’autre jour, quand ils ont joué au Colorado, ces séries me sont revenues dans la tête comme un film.»