Michel Bergeron maintenant retraité : l’éternel «insécure» qui aurait pu être échangé contre Selanne
TVA Sports
Partager
On ne pensait jamais écrire ça : Michel Bergeron est désormais à la retraite ! Le célèbre ex-entraîneur et analyste sportif devait tirer sa révérence après le premier tour des séries éliminatoires de la LNH.
« J’ai fait le tour, a-t-il confié jeudi matin en entrevue avec Ève-Marie Lortie à Salut Bonjour. J’ai répondu à toutes les questions.
- À lire aussi : Le mystère plane : aucun défenseur ne patine avec les réservistes à l’entraînement matinal du CH à Buffalo
« Je suis soulagé, parce que ça m’a pris du temps. Tous les jours, je me remettais en question. Est-ce que j’arrête ou je continue ? »
Comme le « Tigre » l’illustre bien, il a fait « le tour de la bâtisse ». Sa carrière d’entraîneur lui a fait voyager de Trois-Rivières, à Québec et jusqu’à New York.
Son retour à Montréal pour travailler dans les médias a ensuite été couronné de succès.
« J’ai fait les quatre réseaux [Radio-Canada, TQS, RDS, TVA], a souligné Bergie. J’en retire une fierté, je n’ai jamais été congédié ! Plusieurs amis que je salue sont passés d’un réseau à l’autre parce qu’ils ont été congédiés.
« Mais j’ai été congédié comme coach ! »
Il demeure le seul entraîneur de la LNH à pouvoir se vanter d’avoir été échangé en retour d’un choix de 1er tour.
« Et si les Nordiques avaient bien choisi cette année-là, ils auraient pu repêcher Teemu Selanne ! », n’a pas manqué de rappeler Bergeron.
Avec le cinquième choix au total, les Nordiques avaient effectivement jeté leur dévolu sur Daniel Doré. Selanne a été réclamé un peu plus tard au 10e échelon.
Un « insécure ».
Derrière ses airs d’analyste coloré et opiniâtre, se cachait un éternel « insécure ».
Dès que les Nordiques alignaient deux défaites, Bergie avait peur de perdre son emploi. Dans ses négociations de contrat, sa priorité demeurait la stabilité.
« Je voulais que Maurice Fillion me donne 4 ou 5 ans, a avoué Bergeron. J’ai perdu beaucoup d’argent à faire ça. Dans les médias aussi ! Mes patrons me connaissaient et ça faisait baisser le salaire.
« De nature, je suis un peu insécure. Mon père était comme ça. »
Il a aussi profité de son passage pour rendre hommage à son épouse Michèle, « un pilier ».
« Quand la presse m’écorchait, c’était elle qui me calmait. »
Le départ de nombreux amis
Voir autant d’amis rendre l’âme dans les dernières années a alimenté la réflexion de Bergie.
Il y a eu, récemment, le départ de Rodger Brulotte, l’un de ses plus grands frères d’armes.
« Ça a fait pencher la balance, a-t-il avoué. Mike Bossy est parti. Pedneault est parti. Rinfret est parti. René Angélil est parti. »
Bergie compte maintenant « jouer au golf » et « amener les enfants au restaurant ».