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Camp de perfectionnement du CH: Michael Hage était un oiseau rare à l’école

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-07-03T20:26:48Z
2024-07-03T20:49:32Z

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Michael Hage était un phénomène rare parmi ses amis quand il était jeune. Pour tout dire, il faisait partie d’une minorité dans la région torontoise.

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Originaire d’Oakville, dans la banlieue ouest de la Ville Reine, Michael Hage est un partisan du Canadien depuis qu’il est assez grand pour regarder le hockey.

«Il y avait peut-être un ou deux gars à l’école, mais il n’y a pas trop de fans du Canadien à Toronto, mais c’est correct pour moi», a-t-il dit dans un français à l’accent très québécois qui rappelle celui de Mike Matheson.

Hage, qui a été sélectionné au 21e rang de la première ronde par le Canadien vendredi dernier, a sauté sur la glace du Complexe sportif CN de Brossard pour la première fois mercredi en compagnie d’une trentaine d’autres espoirs lors du camp de développement du Canadien.

Un rêve

L’enthousiasme du jeune homme n’est pas feint, c’est complètement sincère, surtout qu’il a des racines montréalaises. Mettre les pieds au Complexe sportif CN était une étape importante pour lui.

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«J’essaie encore de digérer tout ça. C’est génial de pouvoir porter le maillot et l’équipement aux couleurs de l’équipe, d’être sur la glace pour essayer de m’améliorer, de voir les installations et de voir tout le personnel qui est sur place.»

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo Agence QMI, JOEL LEMAY

Une fois le camp terminé, il va rentrer à la maison et poursuivre l’entraînement afin d’être prêt à défoncer les portes à l’Université du Michigan où il donnera ses premiers coups de patin cet automne. Il va toutefois faire une chose avant de retourner en Ontario.

«Je vais un peu plus longtemps à Montréal pour aller voir ma grand-mère, la mère de mon père, qui n’a pas pu être là au repêchage.»

Éthique

Le père de Hage, Alain, est décédé l’année dernière. C’est lui qui l’a initié au hockey en compagnie de son frère Alexander. Il se rappelle d’ailleurs assez clairement comment ça se passait.

«Je devais avoir 4 ou 5 ans, j’allais au hockey libre avec mon père et mon frère. Nous étions seuls sur la patinoire, j’essayais d’apprendre à patiner et à freiner des deux côtés.»

Son père lui a légué quelque chose de très important pour un athlète professionnel, soit le sens de l’éthique. Combien d’athlètes n’ont pas eu la carrière qu’ils auraient dû avoir pour cette raison précise? Il semble que ça ne sera pas un problème pour le centre de 6′ 1′′ et 190 lb.

«Il me disait toujours de contrôler mon éthique de travail. Pour lui, ce n’était pas une question de buts ou de statistiques, c’était toujours l’éthique de travail en premier.»

En contrôle

Mercredi, les espoirs ont surtout fait des exercices à trois contre trois et ce qui sautait aux yeux, c’est le contrôle de la rondelle de Hage qui est capable d’être puissant autour du filet adverse.

Il est cependant réaliste et sait que sa force actuelle ne sera pas suffisante pour s’établir dans la LNH.

«Je dois travailler sur ma force physique. À ce niveau, on joue contre des hommes matures physiquement et je le comprends. Je dois continuer de travailler dans le gym pour atteindre le prochain niveau.»

Si on se fie au joueur qui l’inspire, les partisans auront dans quelques années un joueur qui va les divertir et les soulever.

«J’aime beaucoup Jack Eichel et la façon dont il utilise sa grandeur, c’est un patineur fluide qui est très créatif. J’aime déconstruire son jeu et en tirer profit.»

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