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Mort d’Adrien Allard en 1979: Denis Desrosiers reconnaît sa culpabilité

Une affaire d’homicide remontant à près d’un demi-siècle a connu son dénouement aujourd’hui au palais de justice d’Amqui

Vanessa Limoges

2026-02-17T18:54:24Z
2026-02-17T21:07:26Z

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Une affaire d’homicide remontant à près d’un demi-siècle a connu son dénouement mardi au palais de justice d’Amqui. Denis Desrosiers, 69 ans, a reconnu avoir causé la mort d’Adrien Allard, il y a 47 ans, à Causapscal, dans la Vallée de la Matapédia. 

Les membres de la famille, présents en cour et qui attendaient ce moment depuis des décennies, ont accueilli le plaidoyer de culpabilité et tous les détails entourant l’évenement survenu en 1979 avec soulagement.

«Maintenant on sait la vérité. On sait comment ca s’est passé. On ne cherchera plus c’est qui, c’est quoi. On ne savait pas qui était la deuxième personne, mais elle a été nommée ce matin. Donc là, on le sait», a dit Mario Allard, neveu d’Adrien Allard, à la sortie du palais de justice.

Photo fournie par la Sûreté du Québec
Photo fournie par la Sûreté du Québec

Un autre proche, Réjean Allard, a aussi réagi.

«C’est fini, maintenant on sait tout. [Celui] qui a fait ça doit aussi être libéré après avoir gardé ça pour lui pendant [toutes ces années]», a-t-il renchéri.

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Ce sont les avancées technologiques en matière d’analyse d’ADN qui ont permis de relancer l’enquête après plusieurs décennies. L’ADN de Denis Desrosiers a été retrouvé sur pusieurs objets laissés dans la résidence d’Adrien Allard le 10 février 1979.

Le fil des événements

Les détails des événements survenus le 10 février 1979, sur le rang 2 à Causapscal, ont été exposés en cour, mardi matin.

Denis Desrosiers, qui avait alors 22 ans, et sa conjointe Linda Grenier, qui est aujourd’hui décédée, se sont rendus chez Adrien Allard et son frère en motoneige dans le but de commettre un vol.

Sous l’influence de la drogue et de l’alcool, vêtus d’habits de motoneige et de cagoules, ils sont entrés dans la résidence du rang 2 et ont braqué une carabine sur les deux frères, qui étaient à table.

Ces derniers se sont défendus et une bagarre a éclaté.

Lorsque le couple a finalement pris la fuite, après que la cagoule de Denis Desrosiers eut été retirée, Adrien Allard s’est effondré. Selon la médecin pathologiste, il est décédé d’un «évènement cardiaque» provoqué par le stress intense de l’événement.

La peine à déterminer

Mardi à Amqui, Denis Desrosiers a plaidé coupable à l’ensemble des chefs d’accusation portés contre lui soit homicide involontaire, mais aussi introduction par effraction, voies de fait dans l’intention de commettre un vol, utilisation illégale d’une arme à feu et d’un déguisement, ainsi que possession d’une arme à feu dans un dessein dangereux.

«En matière d’homicide involontaire, on parle généralement d’emprisonnement. Les fourchettes de peine peuvent être très variables selon une panoplie de facteurs [...]. Le plaidoyer de culpabilité est toujours un facteur atténuant important dont le juge va devoir tenir compte», a exposé Me Simon Blanchette, procureur de la Couronne.

Mais pour les proches d’Adrien Allard, justice est déjà rendue.

«Pour nous justice est faite. On a su la vérité, il va probablement aller en prison, mais ça ne donnera pas grand-chose de plus», a ajouté Mario Allard.

Les avocats prévoient présenter une suggestion commune sur la peine, que la juge devra analyser.

Les observations sur la sentence auront lieu le 2 juin prochain, au palais de justice d’Amqui; une ultime étape dans cette affaire qui aura marqué la Vallée de la Matapédia pendant près d’un demi-siècle.

Voyez les explications complètes dans le reportage ci-haut.

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