Message clair de Martin St-Louis: voici pourquoi Zachary Bolduc est passé du 1er au 4e trio du Canadien

Jonathan Bernier
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Plus les attentes grandissent envers son équipe, plus Martin St-Louis devient intransigeant. L’implication physique et l’engagement mental dans la portion défensive du jeu sont les points sur lesquels il se fait le plus insistant.
«Après la première période, Martin nous a dit que ceux qui ne savaient pas défendre et qui ne jouaient pas de la bonne façon allaient rester assis», a raconté Nick Suzuki, au terme du match de mardi face aux Sénateurs d’Ottawa.
À partir de ce moment précis, deux joueurs ont écopé: Jake Evans et Zachary Bolduc. Pour le restant de cette rencontre, ils ont sauté leur tour à quelques reprises et ont noté une modification de leur rang dans la hiérarchie de l’équipe.
Vingt-quatre heures plus tard, face aux Jets, Evans était de retour dans sa chaise habituelle et il avait le feu en dessous des patins. En raison des fiers services défensifs que l’Ontarien offre au Tricolore depuis plusieurs saisons, St-Louis se doutait probablement que c’était une mauvaise soirée au bureau pour lui. Comme ça peut arriver à tout le monde.
Presque invisible
Pour Bolduc, par contre... Sur la glace pour deux des trois premiers buts des Sénateurs, dont l’un était en grande partie de sa faute, le Québécois a dégringolé du premier au quatrième trio.

Envoyé sur la patinoire seulement quatre fois au cours de la troisième période de cette rencontre, il a été limité à 7 minutes, 54 secondes de jeu face aux Jets. En plus, il a perdu sa place, au profit d’Ivan Demidov, sur la première vague de l’attaque massive.
Un coup d’œil à quelques statistiques défensives, gracieuseté de la firme Sportlogiq, permet de comprendre l’insatisfaction de St-Louis à l’égard de l’attaquant de 22 ans. Défensivement, dans les portions du match disputées à forces égales, il est pratiquement invisible.
Son nombre de passes bloquées en zone défensive et de rondelles harponnées est famélique. Deux statistiques dans lesquelles il se classe aux 11e et 12e rangs (sur 12!) parmi les attaquants de l’équipe.
Pas mieux loin de son filet
Même s’il se dit un joueur hargneux et qu’on le sait capable de distribuer de solides mises en échec, il peine à sortir des coins de patinoire avec la rondelle. Il arrive au 10e rang dans la colonne des batailles remportées (toujours chez les attaquants du Tricolore).
Il pointe à l’avant-dernier rang pour le taux de revirements. Ce qui n’est rien pour remonter sa cote de popularité auprès de son entraîneur.
D’ailleurs, St-Louis répète souvent que le jeu défensif ne se limite pas à ce qui se passe dans son propre territoire. S’il est efficace en échec avant et quand vient le temps de récupérer les rondelles envoyées derrière les défenseurs adverses, ça se gâte de nouveau dans les jeux contestés.
Le nombre de revirements qu’il provoque est faible. Ce qui, en plus d’empêcher le Tricolore de poursuivre l’attaque, offre à l’adversaire l’occasion de s’organiser et de lancer une contre-attaque.
Bref, si Bolduc souhaite remonter dans les bonnes grâces de son pilote, il doit peaufiner son fameux «jeu sans la rondelle». Ce qui, du même coup, lui permettra d’obtenir davantage d’occasions de marquer à cinq contre cinq.
Tout le monde en sortira gagnant.