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Message au gouvernement Legault

Photo portrait de Marc de Foy
2022-04-05T09:00:00Z
2022-04-05T15:23:34Z

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Deux universités de chez nous viennent de remporter les championnats canadiens de hockey féminin et masculin. Les Stingers de Concordia chez les femmes et les Patriotes de Trois-Rivières chez les hommes. Le saviez-vous ?

Les finales ont beau avoir été présentées à TVA Sports et à la CBC, les victoires de nos porte-couleurs sont passées dans le beurre dans l’ensemble de la population.

Seuls les amateurs avertis sont au courant.

Ce n’est pas nouveau.

Le sport universitaire est depuis toujours le parent pauvre du monde sportif québécois et canadien. Mais ce n’est pas normal pour autant.

C’est malheureux.

Encore plus en cette époque où on crie à tout vent que l’avenir du hockey québécois passe par le réseau scolaire.

Que dira le comité de Marc Denis ?

À cet égard, il sera intéressant de voir où se situera sur cette question le comité de développement du hockey, présidé par Marc Denis, lorsqu’il déposera ce mois-ci son étude visant à relancer ce que l’on surnomme encore notre sport national.

La plupart des membres du groupe, pour ne pas dire tous, sont des apôtres du sport étudiant.

S’ils privilégient dans leurs recommandations les réseaux scolaire et collégial, comme on est en droit de le penser, il faudra penser à former plus d’équipes universitaires.

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Les Américains ont compris ça il y a longtemps. Leur hockey a tellement évolué que la NCAA est devenue une terre de prédilection pour les organisations de la LNH.

Investissement rentable

Évidemment, ils possèdent un gros levier qui nous manque. Comme ils le disent, money is no object.

Pourtant, l’investissement en vaut le prix.

Les joueurs qui ne réussissent pas à faire carrière dans la Ligue nationale sortent de l’université avec des diplômes en médecine, en administration des affaires, en génie, ou plusieurs autres professions.

Ça fait des siècles que l’on doit calquer ce modèle. Le gouvernement Legault doit y voir.

Si son idée de former un comité de développement du hockey n’est pas un ballon politique et que notre premier ministre tient vraiment à ce que notre sport national, comme il le dit, retrouve de son lustre au Québec, il apportera une aide financière aux universités.

C’est une question de société, c’est rassembleur. On ne parle pas de financer des promoteurs milliardaires et des athlètes multimillionnaires.

C’est notre société de demain qui est en cause. Ce serait un moyen de garder nos joueurs chez nous au lieu de les voir partir pour les États-Unis.

Outre les Patriotes de l’Université du Québec à Trois-Rivières, le Québec ne compte que deux autres équipes masculines dans la division Extrême-est de l’Association de l’Ontario : les Redbirds de McGill et les Stingers de Concordia.

C’est deux de moins que dans la ligue de football du Réseau du sport étudiant du Québec, où on retrouve les Carabins de l’Université de Montréal, le Rouge et Or de l’Université Laval, le Vert & Or de Sherbrooke, les Redbirds et les Stingers.

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On entend que les universités de Montréal, de Rimouski et Laval à Québec étudient la possibilité de lancer des programmes de hockey masculin.

Ça prendrait ça, mais il faudrait passer de la parole aux actes.

Depuis trois ans, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) a sur la table un projet visant à instaurer un programme de hockey masculin. 

Geoff Molson et son frère Andrew, par l’entremise de leur fondation familiale, ont fait un don d’un million de dollars pour la cause. Mais on attend encore que le plan se concrétise.

Mécènes généreux

Les Molson sont généreux, d’ailleurs, envers les maisons d’enseignement supérieur francophones.

Au cours des dernières années, la famille Molson et la Brasserie Molson Coors ont versé 2 millions $ au programme d’excellence sportif de l’Université de Montréal, qui a la chance de compter sur d’autres généreux donateurs en Robert Panet-Raymond (1,25 M$ au programme de football) et Guy Fréchette (500 000 $ au programme d’excellence sportive).

À Québec, l’équipe de football du Rouge et Or peut miser sur l’appui financier de son président, Jacques Tanguay, lui qui a été aussi actionnaire des Remparts de Québec durant 17 ans avant qu’ils ne deviennent la propriété de Québecor.

Donc, si des particuliers ont la cause de nos jeunes à cœur, qu’attend le gouvernement ?

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