Menaces de surtaxes douanières: Meloni dit avoir parlé à Trump, et pointe une «erreur»

AFP
Partager
La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a qualifié dimanche d’«erreur» la menace de surtaxes douanières brandie par Donald Trump contre plusieurs pays européens s’opposant à ses velléités de s’emparer du Groenland, ajoutant qu’elle lui avait fait part de son point de vue.
• À lire aussi: Qui a été invité à siéger au Conseil de paix de Trump pour Gaza?
• À lire aussi: Les Européens tentés de parler à nouveau à Poutine, mais comment?
• À lire aussi: Les Européens apportent leur soutien au Groenland et au Danemark face à Trump
«Je pense qu’imposer de nouvelles sanctions aujourd’hui serait une erreur», a-t-elle déclaré aux journalistes lors d’un déplacement à Séoul.
«J’en ai parlé à Donald Trump il y a quelques heures et je lui ai dit ce que je pense. J’ai également parlé au secrétaire général de l’OTAN, qui m’a confirmé que l’OTAN commençait à travailler sur ce dossier», a-t-elle ajouté.
Le président américain a menacé d’imposer des droits de douane allant jusqu’à 25% sur toutes les marchandises exportées aux États-Unis depuis le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande.
Depuis Séoul, Mme Meloni, figure de l’extrême droite et considérée comme une alliée en Europe de M. Trump, a cependant tenté de minimiser ce conflit, déclarant qu’«il y a un problème de compréhension et de communication» entre l’Europe et les États-Unis concernant le Groenland.

Selon elle, il appartient à l’OTAN de jouer un rôle actif dans cette crise grandissante.
«L’OTAN est l’instance où nous devons nous efforcer d’organiser ensemble des moyens de dissuasion contre toute ingérence hostile sur un territoire clairement stratégique, et je pense que le fait que l’OTAN ait commencé à travailler sur ce sujet est une bonne initiative», a-t-elle dit à la presse.
Mme Meloni a ajouté que, «du point de vue américain, le message venu de ce côté-ci de l’Atlantique n’était pas clair».
«Il me semble que le risque est que les initiatives de certains pays européens aient été interprétées comme antiaméricaines, ce qui n’était manifestement pas l’intention», a-t-elle poursuivi.
Mme Meloni n’a pas précisé à quoi elle faisait exactement référence.
La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège, rejointes par les Pays-Bas, la Finlande, la Slovénie et le Royaume-Uni, ont envoyé cette semaine au Groenland du personnel militaire pour une mission de reconnaissance qui s’inscrit dans le cadre de l’exercice danois Arctic Endurance, organisé avec des alliés de l’OTAN.
M. Trump affirme que les États-Unis ont besoin de cette île arctique, territoire danois autonome, pour des raisons stratégiques et de sécurité nationale.